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jeudi 17 février 2011

La médecine énergétique pas à pas Article 01

Introduction


Le but des articles « la médecine énergétique pas à pas » est d’initier les néophytes dans le domaine des médecines empiriques orientales. Tout en restant simples et abordables pour toute personne qui s’y intéresse.

Le but de cette série d’articles est de vous informer. Je vous invite donc à poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. J’essaierai d’y répondre au mieux.
Avertissement : afin de rester accessible à tous, je me permets de prendre des raccourcis qui peuvent être « scandaleux » pour des initiés. Puissent-ils accepter mes excuses.


Principes de bases simplifiés de l’énergétique


Voilà ci-dessous le fonctionnement en très, très simplifié de l’énergétique.
L’Homme possède un corps de chair qui est vitalisé par l’énergie vitale[1] qui circule en formant ce qui pourrait être décrit comme une enveloppe autour du corps physique. Cette enveloppe s’appelle le corps éthérique.

Ce corps éthérique est formé de méridiens d’énergie qui sont à ce corps ce que les vaisseaux sanguins sont au corps physique.

On divise le corps éthérique inférieur, formé de :
  • ·         Douze méridiens (canaux invisibles dans lesquels circulent l’énergie vitale) qui s’occupent de la circulation périphérique de l’énergie vitale.
  •   Cinq Eléments qui correspondent aux organes et aux viscères qui s’occupent de la circulation centrale de l’énergie vitale.
 Et


Le corps éthérique supérieur, formé de :
  • ·         Huit Merveilleux Vaisseaux qui sont des « super méridiens » qui permettent que les énergies célestes (positives, dites « Yang » ; les pensées en simplifié) rejoignent les énergies terrestres (négatives, dites « Yin » ; le corps physique).
  • ·         Neuf Centres Psychiques ou Chakras (en fait 7 majeurs+ 2 mineurs) relié à neuf plans de conscience.
Les médecines traditionnelles orientales agissent sur ce corps éthériques via une action thérapeutique sur des points d’énergie qui ont une propriété précise. Le but qu’elles poursuivent est simple : sachant qui si la circulation de l’énergie vitale se fait d’une manière harmonieuse dans tout le corps l’Homme est en santé ; elles cherchent à « lever » des « blocages » et des « barrages » d’énergie causés par toutes sortes de chocs de la vie quotidienne car ces derniers sont les causes de la maladie. Ces blocages peuvent être physiques, énergétiques, émotionnels, psychologiques voir karmiques (c’est-à-dire liés aux différentes incarnations antérieures).

Les émotions forment une enveloppe autour du corps éthérique et forment le corps astral.
Les pensées forment une enveloppe autour du corps astral et forment le corps mental.
Viennent ensuite trois corps encore plus subtils qui entourent les quatre corps qui nous venons d’évoquer, ce sont dans l’ordre : le corps causal, spirituel et divin.

Les médecines traditionnelles orientales tiennent toutes compte de ses sept corps subtils de l’Homme dans le processus thérapeutique.



Les débuts


Les médecines empiriques orientales sont la médecine tibétaine, indienne, chinoise et japonaise.
Elles sont apparues dans un creuset culturel héritier, entre autres, de grandes civilisations telles que celle de l’Indus[2]. Ces différentes cultures partagent une notion religieuse commune qui donna plus tard des religions telles que l’hindouisme et des philosophies telles le Bouddhisme ou le Taoïsme. Ces dernières ont dirigé les peuples qui les pratiquaient dans une vision de l’Homme radicalement différente de ce que nous connaissons en occident.

L’Homme y apparait comme une composante à part entière de l’Univers, gouverné par une Loi Eternelle émanant d’un Principe Unique. Ces cultures ont donc mis des milliers d’années à comprendre cette Loi Universelle et l’ont retranscrit dans des textes fondateurs dont le meilleur exemple sont les Vedas[3].
Contrairement à l’Occident percevant culturellement la Nature comme dangereuse et inconnue, poursuivant l’illusion de chercher à dominer la nature ; l’Orient a cherché à s’intégrer et à expliquer le Macrocosme (l’Univers), de façon à comprendre le Microcosme (l’Homme). Cette démarche intégrative et non séparative est essentielle si l’on veut comprendre les médecines qui ont logiquement découlé de cette spiritualité particulière.

On ne peut séparer les médecines empiriques orientales de la spiritualité. L’Homme enfermé dans sa prison de chair, cherche peu à peu au fil de ses incarnations à retourner au pure Esprit, le UN Primordial, par une vie sainte et harmonieuse.

Cette harmonie est synonyme de la Vie respectée, l’Homme honorant ainsi le Principe Unique et s’en rapprochant par une vie sainte. Dans une spiritualité qui rendait triple, via Trimurti[4], le Principe Unique afin que celui-ci puisse présider les différents états de l’Univers, l’individu était en toute logique perçu comme triple : Corps-Âme-Esprit.

Comme les quatre orients sur Terre permettent à l’Esprit Triple de se manifester, les quatre « éléments » entouraient le cinquième la Terre. La notion des Cinq Eléments fut développée pour soigner les maladies de l’Homme sur Terre.

Tout comme il existe symboliquement douze signes du zodiaque autour de la Terre, lesquels régissent les rapports de l’Homme au Ciel ; douze méridiens d’énergie parcourent le corps de l’Homme afin de présider aux échanges de l’Homme avec l’extérieur.

Les quatre orients gouvernés par l’Esprit Triple sont comme sept plans de conscience, du plus simple au plus compliqué. Ceci donna naissance au concept des « Sept Corps » subtils de l’Homme. Sept plans de conscience, similaires aux sept notes, sept couleurs, qui ont en leur centre sept centres psychiques : les sept chakras.

Pour faire très simple, les médecines empiriques orientales ont pour but de prévenir tout état dysharmonique en l’homme, par la médecine, la diététique et la phytothérapie. L’harmonie générée par une vie en phase avec la Loi Eternelle conduit à l’immortalité, via une spiritualisation de l’Homme par lui-même.

Les différentes médecines empiriques orientales sont nées « des mêmes parents ». Cependant par la suite, elles ont pris des chemins quelque peu différents.





Les médecines traditionnelles orientales


Voici ci-dessous les quatre médecines traditionnelles les plus connues. Leur description est évidemment très sommaire dans cet article, ce qui bien-sûr, ne doit rien enlever au crédit que vous voudrez bien leur accorder.
Notez également qu’en parallèle à celles-ci se sont développées d’autres méthodes moins connues telles que le chamanisme qui a toujours existé et continue de le faire.


La médecine traditionnelle indienne : l’Ayurveda


L’Ayurveda est un mot formé « ayur » qui signifie « vie » et de « veda » qui veut dire « science », le tout signifiant « science de l’énergie vitale ».

L’origine de l’Ayurveda remonte aux Vedas. Soit environ 2000 ans av. JC.

L’Ayurveda croit en l’existence de cinq éléments : Terre, Air, Feu, Eau, Espace.
L’Ayurveda croit que la santé résulte, en partie, de l’équilibre entre trois « humeurs », trois « dosha » :
·         Vata (vent/esprit/air),
·         Pitta (feu/bile),
·         Kapha (terre/eau/mucus).
Le caractère de l’individu est déterminé par le dosha dominant.

Les moyens d’action de l’Ayurveda sont :
  •     Les massages avec l’emploi d’huiles naturelles et de plantes spécifiques
  •     La diététique ayurvédique
  •    L’hygiène de vie apportée par la méditation et le yoga
Sans oublier que l’Ayurveda compte parmi ses disciplines thérapeutiques
  • La chirurgie
  •  La médecine interne 
  •  La psychologie


La médecine traditionnelle chinoise



Les origines de la médecine traditionnelle chinoise remonte à 3000 ans av. JC.

Elle considère que l’équilibre tant psychologique que physiologique est dépendant de la bonne circulation du Chi ou énergie interne.

Le Huangdi Nei Jing ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien traité de médecine chinoise connu. On attribue sa rédaction au mythique empereur Jaune (Huangdi, XXVIIIe siècle av. J.-C.) et se présente comme un dialogue entre l'empereur Jaune et son médecin et ministre Qi Bai.

« Moi qui suis le chef d'un grand peuple...
Et qui devrais donc en percevoir des impôts,
Je constate avec affliction que je n'en perçois point,
Parce que mon peuple est malade.
Je veux que l'on cesse d'administrer des remèdes
Qui rendent mon peuple malade...
Pour n'employer désormais que des aiguilles de métal »
Nei Jing Su Wen, traduction Jacques-André Lavier, Pardès 1990

Cependant, l’existence de cet empereur mythique n’étant pas avérée, on attribue son origine plutôt à une période entre – 500 à -200 ans avant notre ère.

La médecine chinoise considère que le Chi est tout d’abords fabriqué, puis distribué et enfin utilisé.




Fabrication
La fabrication des Quatre Energies se déroulent en deux étapes :
1.      Fonctions périphérique des Trois Réchauffeurs avec comme support les Douze Méridiens
2.      Fonction centrale de transformation élaboration des Quatre Energies par les Trois Foyers, qui ont comme support les Fonctions-Organes de la respiration, digestion et reproduction
Distribution
Les Huit Merveilleux Vaisseaux assurent la distribution des énergies produites par les Trois Foyers
Utilisation
1.      Fonction interne : les Cinq Eléments, soit cinq organes (Fonctions-organes Yin), cinq viscères (Fonctions-organes Yang) ainsi que deux fonctions correspondants au deux sous-systèmes (sympathique et parasympathique) système nerveux autonome
2.      Fonction externe : les Douze Méridiens qui s’adaptent d’une part au cycle nycthéméral ou circadien (cycle jour-nuit) ; et d’autre part au climat dont les facteurs sont la température, la pression et l’hygrométrie, avec comme correspondance interne la température du corps, son hydratation et la tension artérielle


Le thérapeute pose un bilan énergétique afin de déterminer l’état qualitatif des Trois Foyers, Cinq Eléments et Douze Méridiens sur lesquels il agira au moyen d’aiguilles qu’il plantera à des endroits appelés points d’énergie qui ont tous une action très précise. Mais il utilisera également la diététique (des Cinq Saveurs ou Yin-Yang) et la phytothérapie.


La médecine traditionnelle tibétaine


La médecine traditionnelle tibétaine est une médecine dont les principes sont identiques à la médecine indienne et chinoise ainsi qu’au bouddhisme évidement. Son origine remonterait à 2500 ans av-JC.

Le médecin tibétain, l’Amchi, pose son diagnostic en prenant les pouls tout comme nous le faisons en médecine chinoise. La médecine tibétaine, imprégnée par le Bouddhisme, considère que la maladie est la résultante de trois poisons : le désir excessif, la haine et l'ignorance.

*Pour que l’équilibre soit maintenu il est nécessaire de maintenir un équilibre entre trois éléments ou « humeurs » : RLüng (pron. Loong, le vent), mKhris pa (pron. Tri-pa, la bile), et Bad-kan (pron. Paie-gen, le phlegme).
  •  RLüng est la source permettant à notre corps de faire circuler des substances physiques (par ex. le sang), l'énergie (par ex. les impulsions du système nerveux) et ce qui n'est pas physique (par ex. les pensées). Il y a cinq catégories distinctes de rLung, chacune avec un emplacement et une fonction spécifique : Srog-'Dzin rLung, Gyen-rGyu rLung, Khyab-Byed rLung, Me-mNyam rLung, Thur-Sel rLung.
  •  MKhris-pa est relié au feu et à la chaleur, c'est la source de fonctions telles que la thermorégulation, le métabolisme, la fonction du foie et l'intelligence discriminative.
Il y a cinq catégories distinctes de mKhris-pa chacune avec des emplacements et des fonctions spécifiques : 'Ju-Byed mKhris-pa, sGrub-Byed mKhris-pa, mDangs-sGyur mKhris-pa, mThong-Byed mKhris-pa, mDog-Sel mKhris-pa.
·         Bad-kan est relié à la fois à l'eau et à la terre. Il est de nature froide, et est la source de fonctions telles que la digestion, l'entretien de notre structure physique, la santé de nos articulations et notre stabilité mentale.*
Texte ci-dessus entre les * * extrait de Wikipédia
Les moyens d’action de l’Amchi sont :
·         des conseils alimentaires
·         des conseils comportementaux
·         des pilules à base de plantes


La médecine traditionnelle japonaise


La médecine traditionnelle japonaise s’appelle le Shiatsu, qui veut dire : « Shi » pression et « atsu » doigts.
Son origine est récente et remonte au début du 20ème siècle
Elle reprend toute la théorie de la médecine chinoise en remplaçant les aiguilles par les doigts.

Il est très intéressant de constater que tout comme le principe supérieur de l’escrime japonaise est « escrime sans épée », le soin suprême se fait sans aiguille. Le shiatsu est une des huit approches alternatives désignées, dans la résolution A4-0075/97 du Parlement européen votée le 29 mai 1997, en tant que « médecine non conventionnelle digne d’intérêt ».


Points communs


Ce qui est intéressant de noter, se sont les points communs de ces quatre médecines :
·         Elles considèrent toutes l’Homme comme une entité composé de plusieurs corps interagissant les uns avec les autres, selon une organisation holographique (comme l’a stipulée le Dr. David Böhm en Occident).
·         Elles agissent toutes en appréhendant l’Homme comme un tout et en ne le « fractionnant » pas lors des différentes phases du traitement.
·         Elles ont toutes historiquement fait un énorme travail de prévention de santé avant l’aspect curatif. Aspect que nous découvrons à peine en Occident
·         Elles proposent un système complet d’hygiène de vie, incluant l’exercice physique personnel (Yoga, Taï Chi, Qi Gong, par ex.), la méditation, la réflexion sur l’attitude et le comportement et la diététique.
·         Elles ont intégré l’Humain dans un contexte beaucoup plus large, l’Univers qu’elles s’évertuent à respecter en préservant la vie qu’elle soit manifestée de manière grossière ou subtil, visible ou invisible, physique ou psychique.
·         Elles intègrent le concept « d’âme » en l’Homme tout naturellement alors que nous avons exclu cette notion en occident depuis que nous sommes de démocraties laïques.





                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :









[1] L’énergie vitale se dit « Chi » en chinois, « Ki » en japonais et « Prana » en sanskrit.
[2] La civilisation de la vallée de l'Indus (5000 av. J.-C. – 1900 av. J.-C.), dite aussi "civilisation harappéenne" était une civilisation de l'Antiquité dont l'aire géographique s'étendait principalement dans la vallée du fleuve Indus dans le sous-continent indien (autour du Pakistan moderne). Bien que probable, l'influence qu'elle a pu avoir sur la culture hindoue contemporaine n'est pas clairement établie.
La dénomination « civilisation de l'Indus-Sarasvatî » est parfois utilisée, plus particulièrement dans le monde anglo-saxon ; elle fait référence et l'identifie à la civilisation décrite par les Vedas, qui aurait prospéré le long du fleuve Sarasvatî, dont on ignore actuellement la localisation. Cette identification reste cependant hypothétique.
Oubliée par l’Histoire jusqu’à sa redécouverte dans les années 1920, la civilisation de l’Indus se range parmi ses contemporaines, la Mésopotamie et l’Égypte ancienne, comme l’une des toutes premières civilisations, celles-ci étant définies par l’apparition de villes, de l’agriculture, de l’écriture, etc.
Si la civilisation de l’Indus n’est pas la première civilisation antique, la Mésopotamie et l’Égypte ayant développé des villes peu avant, elle est cependant celle qui connaît la plus grande extension géographique. À ce jour, sur les 1 052 sites qui ont été découverts, plus de 140 se trouvent sur les rives du cours d'eau saisonnier Ghaggar-Hakra. D’après certaines hypothèses, ce système hydrographique, autrefois permanent, arrosait la principale zone de production agricole de la civilisation de l’Indus.
La plupart des autres sites se situent le long de la vallée de l’Indus et de ses affluents mais on en trouve aussi à l’ouest jusqu’à la frontière de l’Iran, à l’est jusqu’à Delhi, au sud jusque dans le Maharashtra et au nord jusqu’à l’Himalaya. Parmi ces sites, on compte de nombreuses villes comme Dholavira, Ganweriwala, Harappa, Lothal, Mohenjo-daro et Rakhigarhi. À son apogée, sa population pourrait avoir dépassé cinq millions de personnes.


[3] Le Veda (Devanāgarī : वेद - sanskrit : « vision » et « connaissance ») est une « connaissance révélée » transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme et de l'hindouisme jusqu'à nos jours. Cette connaissance, aujourd'hui rassemblée en un ensemble de textes, aurait été révélée (par l'audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi. Les hindous pensent que le Veda est éternel et singulier.
Les premiers textes de la tradition védique s'écrivent entre 1800 et 1500 av. J.-C

[4] Dans l'hindouisme, la Trimūrti (devanagari : त्रिमूर्ति), trois formes en sanskrit, est la partie manifestée de la divinité suprême qui se fait triple pour présider aux différents états de l'univers.
Dans le shivaïsme, les dieux Brahmâ, Vichnou et Shiva (ou Rudra, une forme terrible de Shiva), symbolisant respectivement la création, la préservation et la destruction, sont perçus comme des émanations de Shiva en tant que divinité suprême non manifestée et donc non représentable.
Notes et image extraites de wikipédia

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