lundi 20 mai 2013

Le Centre de gravité ou Hara (article 3)


Outils du corps astral

L’unique objectif de l’évolution et non des moindres, est de transmuter les émotions primaires en nobles émotions comme illustré d’une manière très limitée et simpliste dans le tableau ci-dessous.

Haine
Transmutés en
Paix
Amour fusionnel
Amour inconditionnel
angoisse
confiance
Peur, lâcheté
courage
égoïsme
altruisme
individualisme
Sentiment d’appartenance à un groupe
Indifférence
Empathie
Méchanceté
compassion
Tableau 85 de l’auteur

Un des moteurs de ce travail sur la qualité des émotions est le ras-le-bol de la souffrance. Cette souffrance a comme origine l’impermanence des corps dans le plan physique. Lorsque l’Homme s’aperçoit qu’il ne comblera jamais ses manques intérieurs par des interactions avec la Matière, il se tourne vers le Spirituel. À ce moment commence une longue route, des centaines d’incarnations durant lesquelles il lèvera symboliquement ses yeux vers le ciel, qu’il ne suppliera plus mais essaiera au contraire de comprendre.

Le but est d’évoluer du stade d’ « automate-perroquet » à celui d’Homme-Intelligent par :
·       Un long travail d’introspection via le développement personnel, la religion, la psychothérapie, la psychanalyse
·       Une discipline méditative afin de calmer les angoisses, les peurs et les colères de l’homme-animal via, entre autres, la maîtrise respiratoire.

Le but est évidemment d’obtenir une maîtrise sur ses sentiments intérieurs afin d’obtenir une mer calme au lieu de cette mer agitée de l’homme-instinctif.



Outils du corps mental

Le travail sur le corps mental est d’ordre purement philosophique et consiste à trouver des réponses aux questions existentielles personnelles par un travail intérieur profond et continu qui vise à relier l’homme à son intérieur ainsi qu’à sa divinité. Par la connaissance lentement acquise, l’être humain passe symboliquement du stade d’enfant peureux, angoissé et colérique à l’Homme qui comprend sa place dans l’Univers au sens spirituel du terme sans subir d’influence extérieures grossières.



Conclusion

La maîtrise du Hara correspond à la victoire de l’Homme sur sa nature animale qu’il parvient à maîtriser par un travail continu sur des centaines d’incarnation. Ce travail ne peut se réaliser par magie en quelque mois mais nécessite un investissement tel, qu’il représente un complet et radical changement de vie, passant de la vie matérielle à la vie spirituelle. Il est totalement intime, peut être partagé mais en aucun cas copié. D’où de nombreux appelés mais peu d’élus.


                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :




Article extrait du livre « Le Shiatsu Holistique, l’autre façon d’appréhender la Santé » en cours de publication.

Le Centre de gravité ou Hara (article 2)


Compréhension élargie du Hara


En tenant compte des Sept Corps Subtils de l’Homme-Spirituel, le Hara est au centre des quatre corps inférieurs et permet par un long travail personnel de maîtriser sa production d’énergie, appelée « Chi » en chinois et « Ki » en japonais.
Le Hara est au centre de trois corps, mental, astral et éthérique, qui produisent une énergie alimentant le quatrième, le corps physique. Sachant que ce dernier est périssable, mortel, et fragile, le Hara doit non seulement fournir une énergie permettant l’action, la mise en mouvement du corps mais également une énergie réparatrice et régénératrice afin de « réparer » le véhicule physique.
Comme nous l’avons vu plus haut, le Hara correspond au SNE, ce cerveau viscéral qui, au fond, est l’endroit où l’Homme fait la différence entre le soi, l’individualité, et l’autre, l’étranger potentiellement dangereux, au travers du processus de digestion. Le SNE est aussi intimement lié au système immunitaire étant en charge de protéger l’être humain de tous les agents pathogènes, virus, bactéries, parasites... Le Hara a donc un « mandat de protection » qui constitue sa principale activité au sein d’un homme-animal, dominé par ses besoins primaires, respirer, s’alimenter, se reproduire et se protéger, et par des sentiments inférieurs : peur, colère, désirs instinctifs, angoisses, et cætera, ce qui lui laisse peu de potentiel pour faire évoluer le corps qu’il alimente.
Ce que l’on appelle le Haragei, le travail sur le Hara, ne pourra donc se faire qu’en travaillant sur chaque corps d’une manière différente.
Nous voyons clairement que le Hara est aussi appréhendable au travers de la notion des cerveaux reptiliens et mammaliens, ces deux cerveaux, qui permettent à l’Humain d’assouvir ses besoins primaires pour le premier et à se socialiser pour le second, posent des limitent qu’on ne peut transcender qu’au travers d’un très profond travail introspectif.
Le Hara est avant tout la source du Ki, lequel met en mouvement le corps physique et permet d’accomplir tout ce qui se passe dans et hors de lui. Le pouvoir de l’individu sur son environnement se résume à la puissance de son Ki.
La compréhension du Hara équivaut à la compréhension de la Personnalité et sa maîtrise permet l’ouverture de la porte sur le Soi Divin.


Travailler son Hara : le Haragei


Le travail sur le Hara est appelé le Haragei. Son objectif est de permettre à l’individu de passer de sa condition d’homme-animal à celle d’Homme-Spirituel.
Il est donc évident que ce travail est profondément spirituel bien que les outils qu’il propose soient des exercices qui se vivent très concrètement via le corps physique. De plus, puisque le Hara produit le Ki, l’individu qui travaille correctement constate simplement que cela se traduit par un meilleur Ki, donc un plus grand impact de ses actes tant sur sa propre personne que sur son environnement.




Outils du corps physique

Le corps physique a besoin[1] :
·       D’effectuer des échanges gazeux, c’est à dire qu’il assimile de l’oxygène en éliminant du gaz carbonique
·       De combler ses besoins énergétiques en absorbant des aliments solides et liquides afin de combler et d’éviter les carences et les manques de façon à ce que l’homéostasie et son fonctionnement global soient optimaux.
·       Se protéger des dangers qui peuvent mettre en péril son intégrité.

Ce niveau est celui de l’hygiène vitale de base qui peut être amélioré par :
·       Des ballades et des sports de plein air afin d’oxygéner parfaitement le corps
·       Une alimentation suivant des principes diététiques logiques ayant pour but de combler les besoins physiologiques réels et non les manques affectifs
·       Des conditions de vie en termes de logement et de travail qui permettent au corps de rester en santé et non de vieillir, ce qui semble évident en occident mais qui l’est nettement moins au niveau mondial.



Outils du corps éthérique

Le corps éthérique « hérite » d’une part, de l’énergie produite à partir de la transformation des molécules physiques absorbées par le corps physique via l’alimentation, la respiration et d’autre part des énergies affectives et psychique produites par les êtres vivant constituant l’environnement de l’individu.
Les outils à disposition pour optimiser le fonctionnement du corps éthérique sont :
·       Les médecines traditionnelles orientales qui agissent sur ce corps entre autres : Ayurveda, médecine tibétaine, chinoise et japonaise.
·       Les gymnastiques énergétiques comme le Taï Chi ou le Qi Gong




                                                                                     Jean-Christian Balmat

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[1] J’occulte volontaire le besoin naturel de se reproduire que j’aborde, de par sa nature-composante notion très affective, au niveau des outils du corps astral.

Le Centre de gravité ou Hara (article 1)



Le Hara selon la médecine occidentale


Le Hara situé une main en-dessous du nombril au milieu du bas-ventre correspond pour l’occidental au centre de gravité du corps.
D’un point de vue anatomique, il correspond au système nerveux entérique (SNE).
Actuellement, la définition que l’on peut faire du SNE est la suivante :
·       Le SNE est composé de 200 millions de neurones situés comme enroulés autour  du tube digestif  et de l’intestin.
·       Il peut se souvenir, s’émouvoir, « penser », souffrir de névrose et surtout travailler de manière indépendante de l’encéphale. Contrairement au cerveau crânien, le SNE « est » et « vit » dans l'action présente. Il est en charge de la défense de notre intégrité. Or, quand il perçoit un danger, il peut sans autre forme de procès court-circuiter l'encéphale.
·       Il a son propre réseau et commande d’une manière autonome les fonctions complexes de la digestion.
·       Il est responsable de la propulsion du bol alimentaire, de l’entretien et de la régulation du système digestif.
·       Les neurones entériques innervent également des organes associés et voisins comme le pancréas.
·       Dans certains cas de maladies (Alzheimer ou Parkinson), des lésions touchent d’une manière similaire le système nerveux central et le SNE.
·       Le SNE est en étroit contact avec le système immunitaire.
·       La sérotonine, neurotransmetteur qui influence les états d’âme, est produite à 95% par le SNE.
·       Certains médicaments psychiatriques influencent l’estomac, de même que certains antidépresseurs provoquent des troubles du système digestif.
·       40% des personnes souffrant d'un côlon irritable souffrent également d’angoisses et de dépression.
·       Il est intimement lié au nerf vague, ou nerf pneumogastrique, ou encore nerf cardio-pneumogastrique. Son rôle : la régulation végétative (digestion, fréquence cardiaque…). Le nerf vague est le nerf crânien dont le territoire est le plus étendu. C’est un nerf mixte qui convoie des informations motrices, sensitives, sensorielles et surtout végétatives parasympathiques. Sa stimulation entraîne un ralentissement cardiaque via sécrétion d’acétylcholine. Responsable également de la viscéromotricité des appareils cardio-vasculaire, trachéo-broncho-pulmonaire, il régule les sécrétions des glandes surrénales, du pancréas, de la thyroïde, des glandes endocriniennes et bien sûr du système digestif.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le SNE est en interaction avec les autres composantes du SNA. Le SNE fonctionne d’une manière indépendante et autonome. Il est en quelque sorte le cerveau viscéral. Il est composé d’environ 200 millions de neurones soit mille fois moins que le cerveau mais autant que la moelle épinière.

Résumé :
Nous voyons que le SNE est de plus en plus considéré par la médecine occidentale comme une partie du système nerveux importante qui manifeste ses déséquilibres par des symptômes typiques. Le fruit des dernières recherches prouvent également qu’il est intimement lié à l’aspect psycho-affectif de l’être humain. Cependant son rôle principal est de déterminer la limite entre l’individu et le monde extérieur.



Le Hara selon la médecine orientale


Le Centre de gravité est aussi appelé dantian en chinois, Hara ou seika tanden en japonais.
Depuis des millénaires la médecine indo-tibétaine et sa fille chinoise nous parlent du Hara comme de l’océan d’énergie.
Etant le centre symbolisant la réunion des quatre corps inférieurs :

L’Homme-Matériel
Moi égoïste
Monde de la Matière : Quatre corps inférieurs
Mental (Intellectuel)
Mental
Laryngé
Thyroïde-Para thyroïde
Astral
Egotiste
Ombilical
Pancréas
Ethérique
Instinctif
Sacré
Gonades
Dense
Analytique
Basal Surrénales
Tableau 84 de l’auteur

Le Hara est l’endroit à l’intérieur duquel se mélangent les énergies psychiques (corps mental), affectives (corps astral) et énergétiques (corps éthériques). Le terme d’ « Océan d’énergie » utilisé pour déterminer cette partie de l’Homme-Spirituel a son explication dans le fait qu’au sein du Hara, trois énergies se brassent et peuvent créer, dans certains cas, de véritables tempêtes aussi destructrices que celles que les marins et les personnes vivant au bord des océans peuvent connaître.


                                                                                     Jean-Christian Balmat

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Article extrait du livre « Le Shiatsu Holistique, l’autre façon d’appréhender la Santé » en cours de publication.

jeudi 16 mai 2013

Programmé à rechercher le plaisir


L’être humain est programmé à reproduire des comportements qui, dans son histoire ou dans celle de son espèce, ont procuré du plaisir en entretenant sa vie (homéostasie) et en la faisant évoluer.
Ce qui satisfait pleinement une pulsion intérieure génère du plaisir. La satisfaction correspond à la cessation du manque intérieur ayant généré la pulsion. Le plaisir est la preuve sensorielle que le manque a cessé et que le corps va bien. La douleur est évidement l’inverse et concerne la préservation de l’intégrité du corps : en retirant par réflexe sa main d’une plaque chaude par action instinctive, nous sauvons notre main, sans y réfléchir consciemment. Ces deux notions ont présidé à la spécialisation de trois systèmes nerveux liés aux comportements : l’un est à la récompense (MFB), l’autre à la punition (PVS) et le dernier à l’inhibition (SIA).
Le cycle pulsion – action – satisfaction, géré par le MFB et la fuite ou la lutte efficace permettent à l’organisme de préserver son homéostasie dans l’action et composent à eux deux le système activateur de l’action (SAA)
Le plaisir est le moyen développé au cours de l’évolution de notre espèce, pour nous inciter à manger, à trouver un partenaire sexuel, à se protéger du froid, etc.



La récompense et la punition


Le S.A.A. s’oppose au système inhibiteur de l’action (SIA). Ce système s’enclenche en cas d’inefficacité de notre action, qui correspond à un profond sentiment d’impuissance soit« je ne peux pas interagir avec mon environnement car ceci est « faux » pour Moi mais je ne parviens pas à agir donc je ne bouge plus, je me prostre, me replie ».
Le S.I.A. a été utile dans l’évolution et de manière très ponctuelle, dans les situations où toute action est susceptible d’empirer la situation. Lorsque l’humain perçoit que la lutte ou la fuite sont impossibles, il se contente de la soumission et l’acceptation, passive et à contrecœur, afin de maintenir autant que faire se peut le statu quo.
Dans notre société moderne où la compétitivité est érigée au rang de dogme, de nombreuses personnes vivent dans l’appréhension de la « punition » : peur du chômage, peur de ne pas avoir la promotion, peur de ne pas pouvoir payer les factures à la fin du mois, peur de dire au chef de vente nos petits résultats, etc. Dans ce genre de cas, la personne n’a plus l’impression d’avoir de choix et sombre dans l’inhibition chronique. De nombreuses conséquences pathologiques sont à déplorer lors d’un surfonctionnement du SIA comme par exemple : dépression, maladies psychosomatiques, ulcères d’estomac, hypertension artérielle. A noter également qu’étant donné que le SIA épuise le potentiel de lutte du système immunitaire, des pathologies plus graves peuvent se développer ultérieurement.


Deux systèmes se sont donc développés dans le cerveau pour traiter la récompense et la punition.
1.     Le « medial forebrain bundle » (MFB) en anglais qui est le circuit de récompense
2.     Le « periventricular system (PVS) », qui est le circuit de punition, qui active la fuite ou la lutte
Ces deux systèmes ont pour but de préserver l’homéostasie par l’action et forment ensemble le système activateur de l’action (SAA).

Centres de la récompense et du plaisir


Les principaux centres cérébraux de la récompense sont localisés le long du MFB (medial forebrain bundle, en anglais, le faisceau médian du cortex préfrontal en français). Le MFB est composé de plusieurs centres[1] qui participent tous à la réponse comportementale. Ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus, l’informant de la situation, plaisante en l’occurrence. L’hypothalamus réagit alors sur les fonctions végétatives (parasympathique dans ce cas) et endocrinien par l’intermédiaire de l’hypophyse, libérant des hormones liées au plaisir.



Centres de la punition


L’action est aussi primordiale lorsqu’un danger nous menace. Nous avons alors deux solutions : la fuite ou la lutte.
Les stimulations déplaisantes et/ou douloureuses qui provoquent la fuite ou la lutte activent les centres de la punition ou PVS. Le PVS est formé de plusieurs centres dont l’hypothalamus, le thalamus et la substance grise centrale ainsi que l’amygdale et l’hippocampe. L’activation du PVS provoque l’activation du système nerveux sympathique et la libération dans l’organisme d’ACTH[2] et d’adrénaline qui préparent rapidement le corps aux efforts exigés par la fuite ou la lutte
Le système de punition inhibe le système de récompense, ce qui explique que certains régimes politiques ont réussi au court de l’Histoire à manipuler le peuple par la peur, surtout la peur de la punition. Ceci est également valable dans toute structure sociale : couple, famille, entreprise, etc.
Le MFB et le PVS forment les deux principaux systèmes de motivation de l’être humain. Ils ont pour but assouvir les trois pulsions instinctives, respirer, se nourrir, se reproduire, et d’éviter la douleur.



Centres d’inhibition


Le Pr. Henri Laborit a mis en évidence un troisième circuit : le système d’inhibition de l’action (Behavioral Inhibitory System (BIS)). Il est associé au système septo-hippocampal, à l’amygdale et aux noyaux de la base. Ce système est, comme nous l’avons vu, celui qui prend le relai lorsque la lutte ou la fuite ne sont plus possible, avec des conséquences négatives au niveau physiologique.
Pour prendre un exemple simple, le SIA est le système qui produit l’immobilisme du campagnol survolé, à terrain découvert, par une buse. Ce fonctionnement temporaire lui sauve la vie plus sûrement que la fuite. Par contre, dans le cas où un individu se sent comme le campagnol, lorsqu’il est en relation avec son patron, se parents ou autres, la situation se gâte. Il perçoit une impossibilité de fuir ou de lutter : s’il le faisait, il en perdrait son emploi, sa place dans la famille, etc. De plus si la situation perdure des mois ou des années, les conséquences pourraient être catastrophiques en termes de santé (voir aussi le sous-chapitre sur le stress) en affaiblissant fortement les capacités du système immunitaire.
Le SIA peut également « s’enclencher » dans le cas où l’individu manque d’information à propos de ce qu’il vit dans le présent : comme par exemple une personne âgée assise devant un pc dont elle ne comprend pas le fonctionnement ou encore une personne effectuant un voyage dans un pays étranger sans maîtriser ni la langue et ni l’écriture en fonction différente de la sienne. En effet, pour agir efficacement, l’être humain a besoin d'un certain nombre d'informations sur le monde qui lui donnent des possibilités différentes de répondre. Si les apprentissages et expériences antérieures n’apportent pas l’information à l’individu, le SIA prend le dessus sur le SAA. Attention : à l’inverse l’excès d’information (téléjournal, publicités agressives, etc.) a le même effet. Enfin, l’imaginaire peut produire des scénarios que l’individu redoute de vivre. Dans ce cas lorsque le cauchemar se matérialise sous les yeux de la personne, celle-ci se trouve totalement inhibée.



La psychologie évolutive


La psychologie évolutive, née vers la fin des années 80, examine les comportements humains en tenant compte de la sélection naturelle et de la sélection sexuelle.
Cette approche considère que nos ancêtres apparus il y a environ 2,5 millions d’années, vivaient avec des contraintes environnementales complétement différentes des nôtres en tant que chasseurs cueilleurs : lutter contre le climat, trouver assez de nourriture, s’allier à d’autres pour mieux chasser, trouver un partenaire pour se reproduire et tisser des liens assez fort avec lui pour élever une progéniture, etc.
Cela a eu pour conséquence que les caractéristiques anatomiques et les comportements les plus payants ont été sélectionnés. La psychologie évolutive considère que l’homme moderne est constitué de systèmes cérébraux spécialisés dans la résolution des problèmes de nos ancêtres.
Moralité : notre cerveau n’a pas été sélectionné pour vivre dans l’environnement urbain et technologique actuel. Dans la plupart des fonctions cela n’a pas de conséquence. Par contre, pour d’autres comme l’activation chronique des différents systèmes d’alarme du cerveau, elles sont désastreuses pour l’organisme.

On peut résumer la psychologie évolutive en cinq principes qui remettent en question le modèle standard des sciences humaines :
1.     Les circuits du cerveau sont sujets à la sélection naturelle, par l’entremise des gènes qui codent les grandes voies nerveuses, et ont évolué pour générer des comportements adaptés aux circonstances environnementales.
2.     Nos circuits neuronaux n'ont pas été sélectionnés pour résoudre tous les types de problèmes, mais seulement ceux qui ont affecté la reproduction de nos ancêtres depuis des millions d’années
3.     La plus grande partie de ce qui se passe dans notre cerveau se fait inconsciemment de sorte que bien des choses qui nous paraissent faciles, reconnaître un visage, courir… nécessitent des opérations et des circuits neuronaux extrêmement complexes
4.     Des circuits neuronaux différents sont spécialisés pour résoudre des problèmes adaptatifs différents
5.     Le cerveau de l’homme moderne est en réalité adapté à l'âge de pierre.

Choisir de changer de comportement


Les systèmes que nous venons de découvrir sont essentiels à la survie de l’être humain. La recherche du bien-être a pour but de parvenir à la satisfaction de ses besoins intérieurs. La douleur ou des sentiments comme la peur ou l’angoisse déclenchent la fuite ou la lutte et permettent  de protéger le corps d’un danger. Ces systèmes sont le fruit de l’adaptation magnifique du corps humain à son environnement.
Alors que la sensation de plaisir stimule l’approche, la douleur stimule la fuite ou l’attaque. Et lorsqu’il n’y a pas le choix de s’enfuir ou de lutter, l’être humain se fige. Les expériences acquises au cours de la vie en général,  les comportements issus de l’éducation ou innés dus à l’espèce sont autant de « références sensorielles stockées » intérieurement et qui nous permettent, très subjectivement, de déterminer ce qui est « bon ou mauvais », en fonction de notre histoire de vie.

Comprendre ces trois systèmes est un outil qui permet à celui qui cherche de comprendre son fonctionnement intérieur. Cette connaissance lui permettre de réfléchir au lieu de réagir comme un « automate-perroquet » et de changer de comportement en reprenant le contrôle de sa vie. Car tant que l’Homme ne comprend pas cela, il est l’esclave de la satisfaction de ses pulsions.



Exercices pratiques


Je vous suggère de pratiquer l’exercice suivant. Détendez-vous dans un endroit calme et faites un travail d’introspection afin de déterminer :
1.     Bilan de situation :
·       Quels sont les rituels avec lesquels vous interagissez :
o   Avec les membres de votre famille
o   Vos amis
o   Vos collègues de travail
·       Ces rituels sont en fait les différents costumes des rôles que vous tenez dans la vie sociale. Un petit truc : si votre vie était un film, quel serait votre rôle dans le script : le père, la mère, le fils en constante rébellion, l’employé soumis, la fille à papa, le bellâtre musclée, la naïade des îles, etc. Chercher à déterminer votre rôle au-delà des apparences souvent trompeuses.
·       De quelle symbolique votre rôle est-il investi ?

2.     Démissionner des rôles que l’on tient à contrecœur :
·       Quels sont les rôles que vous tenez qui vous posent problème voire qui vous dégoûtent ?
·       Qu’aimeriez-vous vraiment tenir comme rôle ? Quels sont vos désirs et vos idéaux profonds ?
3.     Réinvestir son énergie physique, affective et psychique :
·       Déterminez avec autant de précision que possible, le rôle qui sera dorénavant le vôtre « parce que vous l’avez décidé ainsi ».
·       Visualisez les changements de comportements que vous êtes en train de mettre en place dans des situations de vie.
·       Vivez concrètement les changements prévus chaque seconde de vie qui passe, en étant pleinement conscient de vos actes, vos émotions et vos pensées, qui tels trois faisceaux d’énergie partent de vous pour converger vers le nouveau rôle déterminé.
·       Sachez respecter l’autre et laissez-le vivre,  sans pour autant lui laisser le droit de décider pour vous. Ne perdez pas de l’esprit et du cœur, les buts que vous poursuivez. Si on vous propose une route, regardez le panneau indicateur, afin de déterminer si ce chemin vous rapproche ou au contraire vous éloigne de vos buts.



                                                                                     Jean-Christian Balmat

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[1] Les centres composant le MFB sont : l’aire tegmentale ventrale (ATV), le noyau accumbens, comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus
[2] L’hormone corticotrope, ou adrénocorticotrophine (ACTH), est une hormone polypeptidique, principalement sécrétée par les cellules basophiles du lobe antérieur de l’hypophyse et qui stimule la glande corticosurrénale.