Google+ Followers

vendredi 16 septembre 2011

Un thérapeute s’éveille

En chaque être humain existe un potentiel de guérison. Lorsqu’il vit harmonieusement, son potentiel de guérison se manifeste par sa capacité physiologique, affective et psychologique à soigner ses propres blessures et se régénérer dans ces trois aspects.
Comme nous l’avons vu, tout ne va pas de soi pour l’être humain : la vie quotidienne de chaque être humain sur terre démontre que le maintien de l’harmonie intérieure est un défi immense plutôt qu’une évidence. Les blessures du corps, du cœur et de l’esprit demandent des capacités multiples que l’Homme acquiert au court de son évolution.
Dans la vie présente, ses parents l’ont aidé à appréhender ceci au mieux, dans leur subjectivité et selon leurs propres capacités. Reste à l’adulte a « apprendre sur le tas » à l’école de la vie. Les expériences ainsi acquises dans le passé, créent des impressions-associations présentes qui influent sur le futur de l’individu.
Chaque expérience passée est pour l’Homme :
l  Un contexte factuel précis associant des êtres vivants, des objets.
l  Un rituel précis reconnu (ou non) par la société.
l  Un faisceau d’émotions qui définit la qualité de l’instant vécu d’une manière affective : souvenir de plaisir ou de douleur, gens inconnus ou familiers, moments anodins ou événements affectifs.
l  Des pensées et des idées vécues précisément à cet instant.

Tant que l’être humain considère son passé à la manière d’une bibliothèque qui s’étoffe de livres au fil des années, il ne peut que constater qu’il perd de l’espace habitable chaque année, les livres s’entassant. Par contre, s’il prend le temps d’aller voir sur les étagères ce qui s’y trouve, il peut lire avec un autre regard les mêmes ouvrages. Symboliquement, de l’ « homme qui subit » il devient l’ « homme qui agit ».
Les expériences sont les livres, la bibliothèque représente la mémoire, la personne est l’esprit de l’homme et la maison tient le rôle de la vie intérieure. Les expériences sont toujours une source énorme d’enseignement, qu’elles furent bien ou mal perçues par nos cinq sens. Tant que l’individu n’ouvre pas ces livres c’est-à-dire qu’il ne tente pas de les comprendre et d’en tirer l’expérience, il vit comme un aveugle. Il a cependant la capacité de se servir de ce savoir latent et d’en tirer le plein potentiel.
L’expérience a cette capacité passive que lorsqu’elle n’est pas « digérée », elle représente un boulet cependant lorsque ce travail est effectué elle devient la dalle qui pave la voie de notre évolution.
Le thérapeute est simplement l’être humain qui reconnait sa capacité à guérir et qui, l’ayant pleinement réalisé sur lui, le partage avec son congénère. Ce changement se produit d’innombrables manières selon les époques et sociétés. Cependant il existe une constante : le centre de l’Homme qui a toujours continué la Vie dont il jouit sans la comprendre. L’acquisition du savoir permet à l’homo sapiens de devenir « humain », intelligent, pleinement conscient de ce qu’il EST dans son essence. Le thérapeute est celui qui a effectué un profond travail de recherche intérieure fait d’expériences toutes personnelles et qui lui sont propres. Celui qui comprend la Vie peut harmoniser sa vie. Mais surtout il ne se définit plus au travers de ce qu’il possède et ce qu’il fait, mais au travers de ce qu’il est.
Le travail personnel se définit par la capacité honnête et modeste qu’à chaque individu de chercher des réponses intérieures avec la connaissance qu’il a ou qu’il acquiert auprès d’autres congénères plus expérimentés que lui dans un domaine précis. Il peut prendre des formes multiples et diverses, mais il n’est vrai que lorsque le travail est fait intérieurement par la personne elle-même. Être thérapeute c’est transmettre à l’autre ses propres capacités d’auto-guérison, c’est un don de vie après l’avoir reçu. C’est une des façons de partager la vie, celle-ci étant énergétique, émotionnelle et psychologique, voir spirituelle.
.


                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :



2 commentaires:

  1. C'est tellement vrai! Je vais retrouver mes capacités. Vivre dans le présent. La vie est belle mais c'est un travail constant. Il est facile de se laisser sombrer par contre de rester toujours au sommet des monts lumineux c'est un peu plus compliqué. By Cenin Black le Cédric Noyer

    RépondreSupprimer
  2. C'est vrai que chercher des anti-poisons à ces plaies que sont la suffisance, la déprime, la colère, la peur, etc. n'est pas simple.
    Mais peu-à-peu on tombe de moins haut et de moins en moins...avec le temps cela s'adoucit. Bonne soirée Cédric

    RépondreSupprimer