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mardi 19 février 2019

Notre école professionnelle de Formation de Thérapeute

École de Shiatsu Holistique

Formations de Shiatsu Holistique agréées

Introduction

Fondée en 1991, l’École Shiatsu Holistique a pour but de dispenser des Formations de Shiatsu Holistique* de qualité afin de former des thérapeutes compétents.

L’École Shiatsu Holistique propose différentes formations en Shiatsu Holistique allant de la Formation de Base à la Formation Supérieure de Praticien de Santé. Afin de choisir la bonne formation, il est important de déterminer vos objectifs :

  • Apprendre le Shiatsu Holistique et pouvoir le pratiquer dans un cadre familial et amical
  • Acquérir une formation professionnelle agréée de thérapeute en Shiatsu Holistique et pouvoir le pratiquer professionnellement
  • Effectuer un traitement complet avec votre patient afin de traiter la cause profonde de la pathologie, en ajoutant aux outils thérapeutiques du Technicien de Santé l’étude approfondie de la “psychoénergétique” ou l’art de conduire les énergies en tenant compte de l’influence des émotions et des pensées du patient. Ainsi que la découverte de tout le système neuroendocrinien par l’intermédiaire des Centres Psychiques (ou « chakras ») et l’accès à des traitements très subtils. Notre thérapie holistique vous permet d’aller au-delà des symptômes en traitant la cause de la problématique

Formation shiatsu prix et détails du cursus (cliquez sur celle qui vous convient)

  1. Le Cours d’Introduction est une première approche du Shiatsu Holistique. (1 jour)
  2. La Formation de Base est proposée aux personnes souhaitant pratiquer dans le cadre familial et amical. (1 an)
  3. La Formation de Technicien de Santé s’adresse aux personnes souhaitant obtenir un diplôme et pratiquer professionnellement en cabinet. (2 ans)
  4. La Formation de Praticien de Santé quant à elle est réservée aux élèves ayant obtenu leur diplôme de technicien de santé et qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la psychoénergétique tout en effectuant un travail personnel profond. (2 ans)

Nos formations shiatsu sont ouvertes à toute personne majeure ayant un intérêt pour la méthode sans prérequis particuliers. Apprendre le shiatsu permet de soigner la personne via sa propre énergie vitale et son Hara.

*Le Shiatsu Holistique est une thérapie complémentaire, qui consiste en un massage par pressions sur les 12 méridiens d’énergie (méridiens d’acupuncture). Il a pour but d’harmoniser la circulation d’énergie dans les méridiens d’énergie. Il apporte détente et bien-être immédiatement et la réalisation des étapes diagnostic-traitements spécifiques, agit sur les éventuels symptômes ressentis sur le moyen et long terme.

Le massage Shiatsu Holistique se pratique par le thérapeute sur une personne habillée. Notre shiatsu thérapeutique considère comme un « tout indivisible », le physique, l’affect et l’esprit de l’être humain.


Dates de la session 2022-23


Notre approche pédagogique

Depuis 1991, nous investissons tout notre cœur afin de transmettre le Shiatsu Holistique plutôt que de simplement l’enseigner. Chacun de nos cours shiatsu permet à l’apprenant de découvrir un autre aspect théorique de l’être humain (corps subtils) ainsi que des nouveaux outils thérapeutiques efficaces et spécifiques.

En effet, nous considérons que la transmission d’une thérapie complémentaire est une démarche particulière. Celle-ci requiert la plus grande attention et un respect total de l’aspect humain.

Il est primordial pour nous de respecter deux axes importants de travail :

  1. Respecter un art de soigner qui se transmet depuis des milliers d’années : soigner un être humain sans autre ressource que soi-même. Pas d’appareil de diagnostic ou de résultats chiffrés sortant d’une imprimante… juste le thérapeute, ses mains et au milieu son Cœur et sa Tête. 
  2. Il est pour nous primordial de prendre en compte chaque personnalité, chaque différence, chaque demande de nos apprenants. Dans le but que chaque apprenant progresse à sa vitesse au sein du groupe.

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Les quatre piliers de nos formations

  1. Travail théorique : nous donnons un enseignement très complet qui s’aligne sur les standards européens dans notre domaine. Lors de chaque cours théorique, nos élèves reçoivent un support pédagogique comprenant une théorie originale, de nouveaux tests et de nouveaux outils thérapeutiques. (Formation de Base : 534 pages – Formation de Technicien : 826 pages – Formation de Praticien : 996 pages.) Chaque année compte 9 week-ends de théorie (7 week-ends pour la Formation de Praticien)
  2. Travail pratique : pour nous, le travail pratique supervisé est essentiel. Durant chaque stage théorique, les mises en pratique supervisées suivent l’enseignement théorique. De plus, chaque année, cinq week-ends de cours sont consacrés exclusivement à la mise en pratique.
  3. Travail personnel : nous considérons qu’un thérapeute ne peut donner que ce qu’il a lui-même intégré. C’est pourquoi dans les Formations de Technicien et de Praticien, nous demandons à nos élèves d’effectuer un travail personnel (dont ils fixent eux-mêmes les objectifs). Ce travail est supervisé de manière continue.
  4. Évaluations formatives : tout au long de l’année de formation, chaque élève participe proactivement à ses évaluations formatives afin qu’il puisse prendre conscience du niveau de ses acquis ou des éléments à améliorer. Nos évaluations concernent tant les acquis théoriques, pratiques que le travail personnel.

Notre approche pédagogique


Depuis 1991, nous essayons de plus de transmettre le Shiatsu Holistique plutôt que de simplement l’enseigner.
En effet, nous considérons que la transmission d’une médecine complémentaire est une démarche particulière qui requiert la plus grande attention et un respect totale de l'aspect humain.
Il est primordial de respecter deux axes importants de travail:
  1. Respecter un art de soigner qui se transmet depuis des milliers d’années: soigner un être humain sans autre ressource que soi-même. Pas d’appareil de diagnostic super modernes ou de résultats chiffrés sortant d’une imprimante… juste le thérapeute, ses mains et au milieu son Cœur et sa Tête. 
  2. Respecter chaque personnalité, chaque différence, chaque demande de chacun de nos apprenants afin que tous progressent ensemble.


Les trois aspects de notre enseignement


Ecole de Shiatsu Holistique: les trois aspects de notre enseignement. Copyright Shiatsu Holistique 1991-2019

Certification


Nos formations sont reconnues par l'ASCA. N° de la certification: 2245

 

Découvrez nos 3 Formations

gratuitement et sans engagement !

Nous vous offrons :

  • 2 heures d’entretien y.c. présentation de nos 3 formations, établissement d’une proposition de formation adaptée à vos besoins particuliers + un Shiatsu Holistique Complet.

  • 1 jours de cours avec nos élèves afin de vous offrir la possibilité de vous imprégner de l’ambiance de notre école, découvrir l’enseignement, les mises en pratique et le support pédagogique.

Inscrivez-vous ici!!



Le Shiatsu Holistique - médecine complémentaire

Le Shiatsu Holistique est une médecine complémentaire qui permet de soigner l’être humain dans sa globalité (problèmes physiologiques, énergétiques, psychologiques, affectifs) en traitant la cause et non le symptôme.

« Holistique » quant à lui signifie « global » et reflète l’action de ce traitement qui cherche à réharmoniser le fonctionnement physique, psychologique et affectif de la personne au cours d'un processus thérapeutique en 4 étapes (tests-anamnèse, diagnostic-bilan, traitements spécifiques, vérification-conseils).


Le Shiatsu Holistique est une synthèse propre à notre école et se différencie du Shiatsu ordinaire de par son contenu beaucoup plus élaboré. Son fondateur est Jean-Christian Balmat.

Le Shiatsu Holistique garde du Shiatsu traditionnel le massage des douze méridiens : merveilleux outil thérapeutique, véritable clé de voûte de la méthode.

À ceci se marie le contenu théorique et pratique composé de médecine traditionnelle chinoise:

tests des ficelles / 12 pouls chinois / diagnostics énergétiques

traitements du terrain/ Tao : principe Yin-Yang / Trois Foyers (fabrication de l’énergie) / Cinq Eléments (utilisation interne de l’énergie) / Douze Méridiens (utilisation externe de l’énergie)

Neuf Chakras soit 9 glandes endocrines primordiales

Écoute Sacrum (travail sur le balance crânio-sacré + liquide céphalo-rachidien), etc.), de techniques de santé traditionnelles (travail sur la respiration, philosophie, Taï Chi, etc.), de médecine indo-tibétaine (travail sur les chakras, …).

De plus depuis 1991, l’intégration intelligente et mesurée de la psychologie occidentale (anamnèse, étude du système neuroendocrinien, des comportements, ostéopathie énergétique, trois cerveaux, mémoire cellulaire, mémoire transgénérationnelle, psychologie analytique, traitement spécifique des syndromes de stress post-traumatiques, …).

La synergie créée entre la psychologie occidentale et la psycho-énergétique traditionnelle (5 entités psychiques, 7 corps subtils, …) permet de générer une méthode tout à la fois innovante et ancrée à la Terre.


Notre approche pédagogique (suite)

Notre enseignement théorique - ESPRIT
 


Chaque stage théorique correspond à l’enseignement d’un Principe de la Médecine Énergétique:

 

Stage 1 : Principe d’Unité - le dos 

Stage 2: Principe Binaire - le Tao: Yin-Yang - rééquilibrage des côtés droit-gauche, antérieur-postérieur, partie haute-basse

Stage 3: Principe Ternaire - Les Trois Foyers: Esprit - Cœur - Corps, outils thérapeutiques de régulation

etc.

 

En énergétique, l’être humain est une réduction fidèle (ou hologrammique) de l’Univers. Ce que nous appelons les “Principes Universels” sont des lois immuables tant dans l’Univers que dans l’être humain: les comprendre permet de les utiliser dans un processus thérapeutique efficace. Lorsque l’une de ses lois est violée intérieurement, la maladie apparaît. Les apprendre correspond à acquérir des outils thérapeutiques très spécifiques.


Nous suivons ce principe théorique et après l’avoir inculquer la théorie est immédiatement mise en pratique afin que “la théorie s’ancre dans le corps”.

 
Ecole de Shiatsu Holistique / Formation de Technicien de Santé. Copyright Shiatsu Holistique 1991-2019


Le support pédagogique
 

Lors de chaque stage théorique, nos élèves reçoivent un support pédagogique.
●    Formation de Base: 511 pages
●    Formation de Technicien de Santé: 769 pages
●    Formation de Praticien de Santé: 926 pages

 


Mises en pratique supervisées: CORPS
 
Tout au long de la formation, nous consacrons au bas mot un tiers du temps de formation aux mises en pratique supervisées. Nos apprenants mettent en pratique non seulement les nouveaux outils thérapeutiques mais pratique des processus thérapeutiques complets, prenant tour à tour le rôle de thérapeute et de patient.


De cette manière, chaque personne en formation grandit pas à pas tant théoriquement que pratiquement.


Nous n’apprenons pas le Shiatsu Holistique à nos élèves derrière un bureau mais sur un tatami. Après avoir nourri leur soif d’apprendre avec la théorie, les mises en pratique supervisées permettent à chacun d’intégrer, de comprendre et de ressentir chaque nouveau test,  nouvel outils thérapeutique ou moyen de traitement via le ressenti corporel, ce qui est essentiel à la vraie acquisition de la médecine complémentaire Shiatsu Holistique.


Le Shiatsu Holistique complet est systématiquement pratiqué et reçu plusieurs fois par journée de cours.

De plus, chaque élève, en adoptant tour-à-tour la position de thérapeute et celle de patient, acquiert une vision globale et “tridimensionnelle” du soin: 

 

la capacité fournie par l’aspect théorique du Shiatsu Holistique de comprendre et d’expliquer intellectuellement une pathologie

la capacité via les actes thérapeutiques dont le Shiatsu Holistique Complet et les traitements par points d’énergie, d’induire un changement d’état en passant de l’état pathologique à celui de l’auto-guérison.

la relation humaine, entre l’élève- patient et l’élève-thérapeutique, qui va permettre au processus thérapeutique de se déroulement dans les meilleures conditions. Pour ouvrir le cœur de son patient, chaque élève apprend à l’aide de l’enseignant qu’il doit développer des qualités humaines tels que: la parole vraie,  l’ouverture à l’autre, l’absence d’ego, l’empathie, la compassion et aussi droiture, courage, bienveillance, politesse, sincérité, honneur, loyauté

 


Répartition des heures

De septembre à juin
1.    9 stages théoriques de 18 heures.
2.    5 stages pratiques de 12 heures.
3.    1 séminaire Bien-Être de 32 heures (uniquement Formation de Technicien et Praticien de Santé).

Ecole de Shiatsu Holistique / Formation de Technicien de Santé. Copyright Shiatsu Holistique 1991-2019



Travail personnel: Cœur

Définition

Est considéré comme Travail Personnel, le travail d’intériorisation introspective que l’élève effectue volontairement sur lui-même de façon dans une première étape évalué sa situation actuelle en effectuant un bilan de vie globale et exhaustif de sa vie : c’est le « bilan de vie ».

 

Dans une deuxième étape l’élève déterminera un idéal de vie atteignable de manière envisageable : c’est l’ « Objectif » (on séparera l’ « Objectif final » de l’ « objectif annuel » au cas échéant). La troisième étape, la plus longue, est constituée du travail que l’élève effectue avec le l’aide de son groupe d’élèves et de l’enseignant, utilisant la psycho-énergétique vue en cours de Shiatsu Holistique pour solutionner systématiquement chaque problématique (1° détermination de la problématique. 2° Conscientisation de la problématique, détermination de la solution et « pleine acceptation de la solution » par l’élève, 3° mise en œuvre en cours et entre les cours par l’élève ). Cette étape s’appelle la « Mise en mouvement » (du changement).


Tout élève qui commence ce processus le fait totalement libre et conscient de ce que cela implique au niveau de l’investissement personnel. Il doit le faire avant tout avec comme objectif de vivre mieux par un travail complet introspectif et la détermination d’objectifs justes pour ce qu’il est en tant qu’entité vivante dans sa globalité. S’il adhère à notre démarche il est invité à signer notre Charte Éthique, qui précise ses droits et obligations, tout en lui garantissant une totale confidentialité.


Pour l’école de Shiatsu Holistique, il est primordial que l’élève comprenne d’abords par lui-même au travers de chaque cellule de son corps, cœur et esprit en quoi consiste le soin en termes de prises de conscience et de changements intérieurs dont la mise en œuvre concrètement s’avère bien plus ardue dans le corps que ce qui avait été prévu par l’intellect.

 


Conclusion

Depuis 1991, l’école de Shiatsu Holistique vise à transmettre la médecine complémentaire qu’est le Shiatsu Holistique en respectant la Tradition orientale, tout en intégrant la vision présente de l’homme de la médecine moderne occidentale. 


En travaillant sur les trois axes que sont l’enseignement théorique, les mises en pratique supervisées et le travail personnel, l’école de Shiatsu Holistique offre la possibilité à chacun d’évoluer au cours de sa formation au milieu d’un groupe humain dont il est une constituante active.
Notre enseignement vise à suggérer un cheminement intérieur qui potentialise idéalement l’acquis théorique et pratique solide reçu lors de chaque cours.

​​


Pour découvrir l'école de Shiatsu Holistique gratuitement et sans engagement; ou

si vous avez besoin d'un conseil personnalisé, n'hésitez pas à nous contacter!

mardi 23 octobre 2012

Choisir entre les deux chemins de la peur ou celui du plaisir (2ème partie)


Peur, anxiété angoisse ou le système de punition


D'un point de vue psychologique, la peur, l'anxiété et l'angoisse désignent trois réalités distinctes. Elles sont toutefois apparentées et peuvent aussi être considérées comme trois degrés d'un même état : la mise en jeu du système nerveux sympathique qui pousse à l'action quand celle-ci est possible.
Mais la peur est aussi et surtout l’expression du système de punition qui, chez l’Homme et le mammifère, le protège de tout ce qui est un danger ou perçu comme tel.



La peur

La peur est une émotion forte et intense éprouvée en présence ou d'une menace réelle et immédiate d’origine extérieure. Pour être plus précis la peur est le sentiment que notre système d’alarme détecte lors de l’exposition à des dangers divers et produit des réponses qui augmentent nos chances de survie face à cette situation dangereuse. Autrement dit, elle met en branle une séquence comportementale défensive (un programme défensif).
Cette réaction défensive qu’est la peur peut surgir à la pensée d'un danger potentiel.
A noter qu’une peur transgénérationnelle transmise mais restée dans l’ombre peut se manifester par une anxiété lorsque la personne y est exposée.



L’anxiété


L'anxiété est une émotion vague et déplaisante qui traduit de l'appréhension, de la détresse, une crainte diffuse et sans objet.
L'anxiété peut être produite par diverses situations :
1.      une surabondance d'information qu'on ne parvient pas à traiter
2.      la difficulté d'admettre certaines choses (comme la mort d'un proche)
3.      le manque d'information qui fait nous sentir impuissant
4.      un manque d’estime de la personne qui débouche sur une anxiété lorsqu’elle passe à l’acte.
5.      Une crainte d’une situation imaginée mais redoutée (processus issu du néocortex)



L’inhibition de l’action


L’inhibition de l’action (ou syndrome d’inhibition de l’action, SIA) est la conséquence d’une anxiété chronique générée par un processus du néocortex.
Les conséquences pathologiques de l’inhibition de l’action sont nombreuses et ont été abondamment décrites dans les articles précédents consacrés à ce sujet : dépression, maladies psychosomatiques, ulcères d’estomac, hypertension artérielle sont les plus évidentes. Mais des dérèglements génétiques plus graves comme les cancers et l’ensemble des pathologies associées à une diminution de l’efficacité du système immunitaire sont aussi susceptible de découler de l’activation prolongée du SIA.



L’angoisse


L’angoisse est un malaise psychique plus ou moins intense (sa manifestation la plus intense étant la crise de panique[1]) due au fait que la personne ne se sent pas apte, à la hauteur, au bénéfice des capacités de répondre à un stimulus externe.
La plupart du temps, l’individu est alors envahit par la crise d’angoisse qu’il a du mal à contrôler. Il lui est difficile de déterminer l'origine de son angoisse. Il ressent alors les palpitations, les sueurs et les tremblements l'envahir. Il a du mal à se concentrer et à assumer plus d’une tâche à la fois. Ses muscles se crispent, il respire avec peine et digère mal.



Le syndrome de stress post-traumatique

Le syndrome de stress post-traumatique ou SSPT est un état post-traumatique dans lequel la personne voit globalement sont état se péjorer tant psycho-affectivement que physiologiquement de manière chronique. Ceci est vrai dans des conditions de vie normal cependant la manifestation du SSPT est à son paroxysme dans le cas où la personne est confrontée dans le présent au contexte traumatique ou même un élément du contexte.
Exemple : une personne se promène sur une route de campagne sur la rive gauche d’une rivière. Elle voit au loin une ferme sur la gauche de la route. En s’approchant de la ferme elle aperçoit qu’un chien dort sur sa niche, laquelle se trouve devant la ferme à env. 4 mètres de la route. A ce moment dans le ciel des corbeaux passent en croassant. Arrivant à la hauteur de la ferme, le chien se réveille en aboyant et en courant tous crocs dehors vers la personne, qui effrayée, ne bouge pas du tout, mortifiée par la peur. Mais soudain le chien est arrêté net par la chaine à laquelle il était attaché (sans que la personne l’ait vu auparavant). Le chien mord dans le vide sans pouvoir atteindre la personne qui reste ainsi à 1 mètre de l’animal qui claque des mâchoires fou de rage. Suite à cet événement, la personne se retrouve complétement traumatisée par cet événement de par sa passivité et son incapacité à prévoir et surtout réagir à cet événement. Chaque nuit devient une hantise, car la personne fait toujours le même cauchemar : le chien casse sa chaine et le mord rageusement jusqu’à la mort la traitant comme une vulgaire proie. Chaque jour est une suite d’angoisses, la personne limitant de plus en plus sa vie sociale jusqu’à la limiter ses sorties de l’appartement à son travail et le strict nécessaire pour assurer ses besoins de base.
Cette personne sans aucune aide est susceptible de rester traumatisée toute sa vie de par les refoulements et d’avoir des crises de panique à chaque fois qu’elle se voit exposée au contexte complet ou une partie de celui-ci.
Les chocs pouvant générer un SSPT ont en point commun qu’ils provoquent l’incapacité totale de la personne d’agir efficacement pour se protéger. Cette incapacité à protéger son intégrité physique et surtout psycho-affective détruit la perception que la personne a d’elle-même. Se sentant soudain exposé à une vulnérabilité symbolisant la mort, la personne vit dans un état de torpeur.
La conséquence directe est que la personne est perturbée car elle n’est plus capable d’adapter sa réaction de peur au « bon » contexte et aux « bons » éléments prédictifs. Elle prend peur dans des situations qui ne présentent aucune menace. Les peurs deviennent alors de plus en plus envahissantes jusqu’à empêcher une vie normale.
Dans notre exemple il est normal que la personne éprouve un sentiment de peur en face de chiens. Par contre elle ne devrait pas avoir peur lorsqu’elle entend des croassements de corbeaux. Si c’est le cas nous sommes clairement en présence d’un SSPT.
Le SSPT résulte probablement d’une surproduction de glucocorticoïdes[2] chez certains sujets au moment de l’événement traumatique.
Les glucocorticoïdes induisent des difficultés de mémorisation qui sont accompagnées par une réorganisation de l’activité du cerveau, et en particulier du circuit hippocampe-amygdale, un des circuits essentiels à l’encodage des souvenirs associés à la peur comme nous l’avons vu.
Alors que dans des conditions normales une personne associe une menace à un contexte, on observe une forte activité dans l’hippocampe, la structure du cerveau nécessaire pour tous les apprentissages qui associent un contexte spécifique, un espace, à un événement. En revanche l’activité de l’amygdale est faible. L’amygdale est une zone du cerveau aussi impliquée dans la mémoire émotionnelle, mais elle mémorise les indices spécifiques, comme des sons, qui prédisent la menace.
Par contre quand les sujets sont soumis à une augmentation des glucocorticoïdes et que des déficits de mémoire qui caractérisent le SSPT sont observés, l’activité dans l’hippocampe baisse, celle relevée dans l’amygdale augmente. En état de stress post traumatique, les chercheurs notent donc une inversion de l’activité normale du cerveau. L’activité anormale dans l’amygdale peut expliquer le fait que le sujet commence à sur-répondre à des prétendus indices, présents au moment de l’événement traumatisant mais qui ne sont pas, en eux-mêmes, prédictifs d’un quelconque danger. L’activité faible dans l’hippocampe peut expliquer que le sujet ne reconnaît plus le bon contexte : il est donc incapable de d’avoir une réaction de peur uniquement face à une situation appropriée.
Le SSPT n’est pas seulement un souvenir excessif de la situation traumatisante mais surtout un déficit de mémoire qui empêche la personne atteinte de restreindre sa réaction de peur au contexte qui prédit la menace. Dans le SSPT les forts souvenirs de l’événement traumatisant sont associés à une amnésie du contexte environnemental lié à l’événement traumatique. Certains éléments du contexte, présents lors de l’événement traumatisant, sont considérés, à tort comme prédictifs de l’événement. En conclusion, le SSPT semble être causé par une réponse biologique au stress anormal chez certains individus : une production excessive de glucocorticoïdes simultanée à une exposition à un stress intense provoque, chez ces individus, une inversion de l’activité



Hyperactivité ou trouble du déficit d’attention


Le trouble du déficit de l'attention (TDA en anglais : Attention-deficit disorder, ADD) est un trouble neurologique caractérisé par des problèmes de concentration.
Il est question de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH ou TDA/H en anglais : Attention-deficit hyperactivity disorder, ADHD) lorsqu'il s'accompagne d'hyperactivité/impulsivité.
Cet état psychique se manifesterait, sur le plan neurologique, par un déficit de dopamine, un neurotransmetteur.
Le TDA/H a un aspect héréditaire, impliquant notamment le rôle des transporteurs de dopamine.
L'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité sont les comportements clé du TDAH. Le TDA/H est souvent associé à d’autres troubles et s’il est non traité, il peut amener de nombreuses complications psychologiques.


Jean-Christian Balmat



[1] Crise de panique :
·         Symptômes psychiques (sensation de malaise, sentiment d’insécurité, de dépersonnalisation, de déréalisation, des troubles sensoriels)
·         Symptômes physiques (tachycardie, palpitations, douleur thoracique, dyspnée, oppression thoracique, nausées, bouffées de chaleur, sueurs, frissons, tremblements, paresthésies, céphalées, douleurs abdominales, diarrhées, vomissements)
·         Symptômes comportementaux (agitation, fuite, sidération stuporeuse, actes auto- ou hétéro agressifs)
[2] Les glucocorticoïdes naturels sont la cortisone et l'hydrocortisone (ou cortisol)
Effets du cortisol et de la cortisone

Le rôle du cortisol, sécrété par le cortex surrénal (les glandes surrénales se trouvent sur le pôle supérieur des reins) à partir du cholestérol et sous la dépendance de l'ACTH hypophysaire, est capital sur plusieurs métabolismes.
Les interactions avec d'autres hormones sont nombreuses et complexes.
Actions du cortisol sur :
•              Le métabolisme des sucres : augmentation de la production des sucres par le foie, favorise hyperglycémie et hyperinsulinisme (diabète).
•              Le métabolisme des protéines: augmentation de la destruction protidique (muscles, peau, os)
•              Le métabolisme des graisses : inhibent la lipogenése, élève le cholestérol et les triglycérides
•              Le métabolisme de l'eau, du calcium et du sodium : augmente l'élimination de l'eau par le rein, la rétention de sel et la perte de potassium et de calcium dans les urines.
•              Le métabolisme osseux et la croissance : inhibition de la croissance par action sur le cartilage, antagonisme avec la vitamine D et inhibition probable de l'hormone de croissance.
•              L'arrêt de la croissance chez l'enfant peut survenir pour des doses peu élevées.
•              Action sur la coagulation en favorisant les thromboses.
•              Action euphorisante, stimulante sur le système nerveux central.
•              Action hypertensive par différents biais
•              Action immunologique anti-inflammatoire et antiallergique : par inhibition de la synthèse et de la libération de nombreuses cytokines impliquées dans le processus complexe de la réaction inflammatoire et allergique, et en particulier dans la vasodilatation ou la contraction des muscles lisses non vasculaires. Ils inhibent également le recrutement des leucocytes et la migration des macrophages. ils agissent sur toutes les phases de l'inflammation, ainsi que sur les processus de cicatrisation.
•              Leur sécrétion, comme celle de nombreuses hormones, est variable dans la journée avec un plus bas nocturne, ce qui explique la recrudescence de tous les processus inflammatoires la nuit (asthme, laryngite, abcès, douleurs articulaires, etc..).
•              Leur action immunosuppressive résulte également de l'inhibition de la synthèse et de la libération de nombreuses lymphokines, avec inhibition de l'activation et de l'expansion clonale des lymphocytes T.
•              En excès le cortisol favorise donc les infections.
•              Action sur l'acidité gastrique pouvant entraîner ou aggraver un ulcère.
•              On peut donc constater que c'est une hormone d'adaptation au stress dont l'excès va augmenter les facteurs de risque cardio-vasculaires.



                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :

lundi 22 octobre 2012

Choisir entre les deux chemins de la peur ou celui du plaisir (1ère partie)

Introduction


Le cerveau humain est doté de nombreuses structures cérébrales interconnectées qui constituent un système de détections des dangers pour favoriser la survie de notre organisme. Psychologiquement, ce système génère le sentiment que l’on appelle peur et met en action les comportements salutaires qui lui sont associés : fuite, lutte et inhibition.
Pendant longtemps les thérapies naturelles ont affirmé pouvoir changer des états d’angoisses chroniques, des états de stress post-traumatique et autres états dus à des chocs émotionnels.
Aujourd’hui la science démontre qu’elles avaient raison en prouvant scientifiquement que l’être humain intervient sur sa plasticité synaptique en changeant sa façon de penser. Pour être plus simple, l’être humain change les propriétés de son cerveau en changeant ses émotions et ses pensées. C’est-à-dire qu’il devient réaliste d’affirmer que la plupart des symptômes liés à la peur ou l’angoisse peuvent être traités à condition d’appliquer une méthodologie appropriée.



Les forces en présences


Face à une situation subite et dangereuse, le cerveau peut fonctionner selon deux schémas bien distincts :
1.      Première solution : le thalamus[1] communique directement avec l’amygdale cérébrale[2] en l’espace de quelques millisecondes. Ce processus s’effectue sans aucun contrôle conscient de l’être humain. Avant qu’il n’y ait la moindre réflexion ou sensation, les hormones de stress sont libérées dans le sang. On peut considérer cette première solution comme une route rapide mais imprécise. Cependant cette solution permet à l’être humain « de se mettre à l’abri » sans même réfléchir Le néocortex corrige par la suite en apaisant les réponses qui s'avèrent inappropriées.
2.      Deuxième solution : Le néocortex[3] mis en alerte par des stimuli extérieurs issus d’un événement brutal, d’un choc, active l’amygdale après un traitement complet de l’information, ce qui prend beaucoup plus de temps. Cela explique pourquoi une série de chocs répétitifs peut engendrer un syndrome de stress post-traumatique. On peut considérer cette deuxième solution comme une route lente mais précise.

Les zones du cortex préfrontal qui prennent des décisions, organisent notre travail, nous aident à penser, N'ONT AUCUN LIEN DIRECT AVEC L'AMYGDALE.
Cela signifie que la pensée ne peut contrôler l’émotion. Par contre l’amygdale possède beaucoup de connexions avec le néocortex ce qui lui permet d’influencer notre pensée en la saturant ce qui est susceptible de totalement changer cette dernière.



Les composantes cérébrales


L’amygdale


L’amygdale est en charge du stockage de nos souvenirs émotionnels inconscients alors que l’hippocampe élabore les circonstances (mémoire cognitive).
La fonction essentielle de l'amygdale est de décoder les stimuli qui pourraient être menaçants pour l'organisme.
Elle fait partie du système limbique et est impliquée dans la reconnaissance et l’évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l’apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l'anxiété.
L'amygdale donne la dimension émotionnelle des expériences sensorielles pertinentes pour l'organisme.
Elle fonctionne à l’image d’un système d’alerte tout en détectant le plaisir.
Elle est responsable de la mémoire implicite.
C’est l’amygdale qui contrôle le comportement et les changements physiologiques associés à la peur.



L’hypothalamus


L’hypothalamus est en charge de l’homéostasie c’est-à-dire l’équilibre interne du corps. Il régule la sécrétion de toutes les hormones du corps et dirige le fonctionnement de la plupart des organes internes grâce au système nerveux dit autonome car il échappe à la volonté gérée par le cortex frontal. Il assure toutes les fonctions de survie : la faim, la soif, la reproduction, l’allaitement et l’agressivité. L’hypothalamus est activé par le thalamus, relais obligé de tous les systèmes des sens avant leur aboutissement au cortex où s’élaborent les perceptions.



Le thalamus


Le thalamus (du grec θάλαμος, chambre à coucher) est une structure anatomique paire de substance grise cérébrale diencéphalique. Les deux thalamus sont situés de part et d'autre du IIIème ventricule dont ils constituent les parois latérales.
Essentiellement, il constitue le relais des voies de la sensibilité consciente, et particulièrement des voies optiques. C'est également le centre de réflexes émotionnels, c'est-à-dire pouvant se manifester sans que le cortex cérébral (système nerveux de la volonté) intervienne.
Il reçoit les informations sensitives et sensorielles provenant des autres centres nerveux et les analyse avant de les transmettre au cortex cérébral.



L’hippocampe


Trois fonctions principales de l'hippocampe se sont dégagées à travers la littérature de ces dernières décennies :
3.      la mémoire consciente
4.      la navigation spatiale
5.      l'inhibition du comportement
L'hippocampe est une structure du cerveau des mammifères. Il appartient notamment au système limbique et joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale.
L’hippocampe est spécialisé dans l’analyse non pas d’un seul stimulus mais d’un ensemble de stimuli ou si vous préférez un contexte environnemental.
On lui attribue également la particularité de ne pas fonctionner de façon automatisée, c'est-à-dire que l'on ne peut prévoir comment il va réagir à un stimulus donné.
Il est responsable la mémoire explicite (consciente).
L'hippocampe est aussi particulièrement sensible à l'encodage du contexte associé à une expérience aversive. C'est lui qui fait en sorte que non seulement un stimulus peut devenir une source de peur conditionnée, englobant tout le contexte de l’événement et non les stimuli (dont est responsable l’amygdale) : dans le cas d’une attaque par exemple, le souvenir du lieu d’agression est en lien avec l’hippocampe alors que les stimuli spécifiques le sont avec l’amygdale.

L’hippocampe est responsable de la mémoire déclarative, qui est la partie consciente de la mémoire.



Le néocortex


Le néocortex est une zone du cerveau des mammifères qui correspond à la couche externe des hémisphères cérébraux. Il fait partie du cortex cérébral.
Il est impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures comme les perceptions sensorielles, les commandes motrices volontaires, le raisonnement spatial, la conscience ou encore le langage.
Le néocortex est impliqué dans la perception (par les sens) et dans la réaction (par l'appareil locomoteur).
Il est également le siège supposé de l'abstraction. Il est également impliqué dans le processus de mémoire.
Il est responsable de la planification volontaire d'une réponse émotionnelle adaptée à la situation (en opposition à une réponse rapide et automatique de l’amygdale). Les connexions du cortex préfrontal à l'amygdale permettent aussi d'exercer un certain contrôle conscient sur notre anxiété. Toutefois, cette faculté peut en même temps créer de l'anxiété en imaginant l'échec d'un scénario donné ou même la présence de dangers inexistants (voir à ce sujet « la culture de la peur » ci-dessous).
Il est le lieu de convergence des informations sensorielles, de la mémoire explicite et des aires cérébrales responsables du mouvement.
Il est intéressant de noter que des lésions du cortex orbito-frontal entraînent une série de modifications comportementales parmi lesquelles on relève l’apparition de traits caractéristiques de la personnalité antisociale : impulsivité, irresponsabilité, absence de conscience sociale, manque d’empathie, investissement excessif dans la recherche des plaisirs. Des expressions émotionnelles déconnectées du contexte social, des émotions perturbées telles que euphorie, irritabilité, exubérance, sensibilité excessive, sont également observées.
Le cortex sensoriel qui peut, par son pouvoir de discrimination, corriger en apaisant les réponses qui s’avèrent inappropriées (qui sont exagérées). Le cortex sensoriel transmet  aussi des informations à l’hippocampe, et ce dernier peut, grâce à ses connexions au cortex préfrontal, fournir à la mémoire de travail des informations sur des relations en rapport avec le stimulus perçu dans le contexte environnemental en cours, et sur les relations passées stockées en mémoire explicite. Ainsi, par ses relations avec l’amygdale, il peut réguler les réactions de peur.



Nucléus accumbens


Le noyau accumbens, aussi connu sous le terme latin nucleus accumbens septi (qui signifie noyau appuyé contre le septum), est un ensemble de neurones situés à l'intérieur de la zone corticale prosencéphale. Il joue un rôle important dans le système de récompense, le rire, le plaisir, l’accoutumance, la dépendance, la peur et l'effet placebo.

L’accumbens est intimement lié au système de récompense.



Quelques hormones et neurotransmetteurs importants


Neurotransmetteurs

Le glutamate et le GABA (pour Gamma-Amino-Butirique-Acide) sont les deux principaux
neurotransmetteurs assurant le fonctionnement synaptique
L'acide γ-aminobutyrique ou en abrégé GABA, est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central chez les mammifères.
Les effets inhibiteurs du GABA servent à contrebalancer les effets excitateurs du glutamate.
Pour résumer au maximum on peut dire que la production d’un potentiel action (qui se manifeste au travers du geste ou de la parole en réponse au stimulus) est dépendante de la relation entre le glutamate excitateur et le GABA inhibiteur. Le glutamate déclenche un potentiel action en franchissant la « barrière » formée par le GABA.



Sérotonine :


La sérotonine est présente dans le cerveau et dans le système digestif.
Elle est impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l'anxiété ou le contrôle moteur.



Dopamine


La dopamine avec la noradrénaline et la sérotonine, jouent un rôle modulateur final essentiel des sorties motrices et psychiques.
Le rôle de la dopamine a été clairement mis en évidence dans l’action hédonique des drogues. Toutes les substances inductrices de plaisirs artificiels, la nicotine, l’alcool, les dérivés de l’opium (l’héroïne, la morphine), le cannabis, la cocaïne, l’amphétamine et son dérivé, l’ecstasy, agissent sur le circuit mésocorticolimbique et déclenchent au niveau de l’accumbens, la libération de dopamine, la molécule naturelle du plaisir.
Dans le système nerveux central, la dopamine joue un rôle complexe et intervient dans diverses fonctions importantes, telles que le comportement, la cognition, les fonctions motrices, la motivation, les récompenses, le sommeil ou la mémorisation.



Adrénaline


L’adrénaline est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d'une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger.



Noradrénaline


La noradrénaline ou norépinephrine est un composé organique qui joue le rôle d'hormone adrénergique et de neurotransmetteur. C'est une catécholamine comme la dopamine ou l'adrénaline.
Elle est principalement libérée au niveau du tronc cérébral et par les fibres nerveuses du système nerveux orthosympathique (ou sympathique) et agit comme neurotransmetteur au niveau des organes effecteurs. Elle joue un rôle dans l'attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l'apprentissage.
Elle est aussi libérée par les médullosurrénales et agit comme hormone.

Le cortisol


Le cortisol est une hormone stéroïdienne. Il augmente le niveau de sucre sanguin et autres combustibles métaboliques tels les acides gras. Le cortisol aide aussi l’adrénaline à augmenter la pression sanguine et, à court terme, nous fait nous sentir bien ponctuellement (par exemple en cas d’examen où soudain, en plein stress, grâce au cortisol vous parvenez à « aller à l’essentiel). De plus, le cortisol interrompt la croissance, la digestion, l’inflammation et même la cicatrisation- clairement des processus qui peuvent être effectués plus tard. Il inhibe également la libido. La dernière étape du circuit est la rétroaction du cortisol au cerveau. La plus grande densité de récepteur au cortisol est dans l’hippocampe, une structure clé pour l’apprentissage et la mémoire, mais le cortisol agit aussi sur l’amygdale, qui traite la peur et l’anxiété. L’effet net est d’activer l’amygdale - pour permettre l’apprentissage d’informations reliées à la peur; et de désactiver l’hippocampe - pour assurer que les ressources ne soient pas gaspillées sur des aspects de l’apprentissage plus complexes mais non nécessaires. Le cortisol est le jus de la concentration.
On peut donc conclure que les effets à long terme du cortisol produit en excès créé une inhibition de l’hippocampe au profit de l’amygdale. Ce qui correspond à une prédominance des réactions instinctives au détriment des actions tempérés par la réflexion.



Ocytocine


L'ocytocine ou oxytocine est une hormone peptidique synthétisée par l'hypothalamus et sécrétée par l'hypophyse postérieure (neurohypophyse).
Son nom signifie Accouchement rapide (« ocy » du grec ὠκύς, ôkus : rapide et de « tocine » τόκος : accouchement).
Elle est effectivement impliquée lors de l'accouchement, mais elle semble aussi par ailleurs favoriser, chez l'homme et la femme, les interactions sociales amoureuses ou impliquant la coopération, l'altruisme, l'empathie, l'attachement voire le sens du sacrifice pour autrui, même pour un tiers ne faisant pas partie du groupe auquel on appartient.
Dans certaines situations, l'ocytocine pourrait aussi induire des comportements radicaux, voire violents pour la défense du groupe, par exemple face à un tiers refusant de coopérer. Elle deviendrait alors une source d'agressivité défensive (et non offensive).
Selon la Neurobiologiste au Département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne, Ron Stoop, l’ocytocine a la capacité d’enlever les blocages dus à la peur, tout en permettant au corps de répondre à cette émotion par des réactions physiologiques, comme les variations du rythme cardiaque. L’ocytocine exercerait donc un effet modulateur qui, en quelque sorte, permettrait à l’individu de se déterminer sur l’action à accomplir tout en lui permettant de continuer à ressentir la peur.




Petit exemple


Voici un petit exemple qui vous permettra de mieux comprendre ce qui précède.
Admettons que vous avez peur des serpents. Vous êtes en forêt avec un ami et marchez sur une branche tordue, qui sous votre poids, se dresse en l’air. Vous faites un bond en arrière.
Le stimulus visuel a mis en action les réactions physiologiques de peur qui sont très utiles pour agir sans délai face au danger. Ce stimulus visuel va aussi, après son relais au thalamus, parvenir au cortex. Celui-ci, grâce à sa faculté d’analyse, va se rendre compte quelques fractions de seconde plus tard que ce que vous aviez pris pour un serpent n'était au fond qu'une branche. Votre cœur va alors cesser de s'emballer et vous allez en être quitte pour une petite frousse…et avoir été ridicule.
Si le cortex avait toutefois confirmé la présence d'un serpent, vous auriez surement pris la poudre d’escampette avec toute la vigueur que les modifications physiologiques enclenchées par l'amygdale permettent.
La voie rapide du thalamus à l'amygdale ne prend donc pas de risque et nous alerte de tout ce qui semble représenter un danger. Le cortex corrige par la suite en apaisant les réponses qui s'avèrent inappropriées.
C’est pourquoi d’un point de vue évolutif, ces deux voies complémentaires ont pu se mettre en place. Les conséquences de prendre une branche pour un serpent sont moindres, du point de vue de la survie, que de prendre un serpent pour un simple branche.
Mais le cortex n'est pas le seul à venir ajouter son grain de sel en précisant la nature de l'objet. L'hippocampe peut aussi intervenir en nous renseignant sur le contexte.



Comprendre


Pour parler de ce sujet, il est important de préciser clairement les différences entre les symptômes :
·         La peur est une émotion fréquente, naturelle et garante de l’intégrité de la personne. Une peur qui se dérègle et s'emballe peut être à l'origine de plusieurs troubles anxieux.
·         L’anxiété généralisée est une peur chronique sans déclencheur[4] particulier.
·         Les phobies sont des peurs spécifiques (araignées, foules, espaces clos, etc.) poussées à l'extrême.
·         Les troubles obsessionnels compulsifs (ou TOC) comportent souvent une peur excessive de quelque chose, comme des microbes, qui pousse la personne à des rituels répétitifs pour s'assurer qu'elle ne rentrera pas en contact avec ce qu'elle craint.
·         Les crises de panique impliquent le déclenchement soudain de symptômes physiques de détresse souvent associés à la peur d'une mort imminente.
·         Pour terminer, le stress post-traumatique survient souvent lorsqu'une situation ou un stimulus rappelle à une personne un événement traumatisant vécu longtemps auparavant mais qu’elle revit à nouveau.
Voyons en restant très simple quelques notions importantes :
·         Il y a une différence importante entre les peurs conscientes et inconscientes qui sont traitées respectives par le circuit long et le circuit court.
·         L'angoisse marque biologiquement nos peurs et beaucoup de phobies nous sont transmises par nos parents ou le tissu social.
·         L’apprentissage d’un nouveau comportement renforce la communication neuronale (plasticité synaptique). Si cet apprentissage est répété, les gènes sécrètent des nouvelles protéines qui créent de nouvelles connexions synaptiques.
·         La mémoire à long terme induit des modifications anatomiques dans le cerveau.
On peut résumer l’être humain à un tout psychosomatique qui vit dans un environnement qui agit sur lui et sur lequel il agit.
L’action de l’être humain lui permet de satisfaire à la recherche de l'équilibre biologique, du bien-être, du plaisir. Son action n'a qu'un seul but : maintenir la structure de l'organisme qui agit et travaille que pour maintenir sa propre structure.
Sur le plan biologique, il existe quatre types de comportements fondamentaux :
deux sont innés :
1.      comportements de consommation : boire, manger, copuler; ils répondent à un stimulus interne.
2.      comportements de lutte ou de fuite : ils répondent à un stimulus externe.
deux sont acquis :
3.      l'un est celui de l'action récompensée ou permettant d'éviter la punition et capable de renforcement[5].
4.      l'autre est un comportement d'inhibition résultant de l'action punie et non récompensée.
C'est ainsi qu'un souvenir traumatique modifie le cerveau dans son anatomie tout comme les psychothérapies spécifiques post-traumatique, ce qui est maintenant visible grâce à l'imagerie cérébrale.
Cette imagerie a révolutionné la psychiatrie et les neurosciences avec ce constat (qui vient valider les méthodes de correction de notre Adn dont il est question dans nos formations) :

LES MOTS, LA PAROLE peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau.



                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :







[1] Le thalamus (du grec θάλαμος, chambre à coucher) est une structure anatomique paire de substance grise cérébrale diencéphalique. Les deux thalamus sont situés de part et d'autre du IIIème ventricule dont ils constituent les parois latérales. Situé en position intermédiaire entre cortex et tronc cérébral, le thalamus a principalement une fonction de relais et d'intégration des afférences sensitives et sensorielles et des efférences motrices, ainsi que de régulation de la conscience, de la vigilance et du sommeil. Note extraite de Wikipédia
[2] L'amygdale ou complexe amygdalien est un noyau pair situé dans la région antéro-interne du lobe temporal au sein de l'uncus, en avant de l'hippocampe et sous le cortex péri-amygdalien.
Elle fait partie du système limbique et est impliquée dans la reconnaissance et l'évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l'apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l'anxiété. L'amygdale fonctionnerait comme un système d'alerte et serait également impliquée dans la détection du plaisir. Note extraite de Wikipédia
[3] Le néocortex ou néopallium est une zone du cerveau des mammifères qui correspond à la couche externe des hémisphères cérébraux. Il fait partie du cortex cérébral (comprenant également l'archicortex (en) et le paléocortex, membres du système limbique). Il est lui-même constitué de six couches distinctes, numérotées de I à VI (VI étant la plus profonde et I la plus externe). Il est impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures comme les perceptions sensorielles, les commandes motrices volontaires, le raisonnement spatial, la conscience ou encore le langage.
Le néocortex est impliqué dans la perception (par les sens) et dans la réaction (par l'appareil locomoteur).
Il est également le siège supposé de l'abstraction (on y distingue par exemple des zones impliquées dans la représentation spatiale et dans le langage). Il est également impliqué dans le processus de mémoire.
On lui attribue également la particularité de ne pas fonctionner de façon automatisée, c'est-à-dire que l'on ne peut prévoir comment il va réagir à un stimulus donné. Note extraite de Wikipédia
[4] Un déclencheur est la personne, l’animal ou l’objet qui génère la peur.
[5] Le renforcement positif consiste à donner au sujet un stimulus agréable, c'est un évènement qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement grâce à un stimulus agréable. Le renforcement négatif consiste à supprimer un stimulus désagréable ou douloureux, c'est un évènement qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement grâce à un retrait ou à l'arrêt d'un stimulus désagréable