samedi 23 juillet 2016

Programmé à rechercher le plaisir (1)

L’être humain est programmé à reproduire des comportements qui, dans son histoire ou dans celle de son espèce, ont procuré du plaisir en entretenant sa vie (homéostasie) et en la faisant évoluer.
Ce qui satisfait pleinement une pulsion intérieure génère du plaisir. La satisfaction correspond à la cessation du manque intérieur ayant généré la pulsion. Le plaisir est la preuve sensorielle que le manque a cessé et que le corps va bien. La douleur est évidemment l’inverse et concerne la préservation de l’intégrité du corps : en retirant par réflexe sa main d’une plaque chaude par action instinctive, nous sauvons notre main, sans y réfléchir consciemment. Ces deux notions ont présidé à la spécialisation de trois systèmes nerveux liés aux comportements : l’un est à la récompense (MFB), l’autre à la punition (PVS) et le dernier à l’inhibition (SIA).
Le cycle pulsion – action – satisfaction, géré par le MFB et la fuite ou la lutte efficace permettent à l’organisme de préserver son homéostasie dans l’action et composent à eux deux le système activateur de l’action (SAA)
Le plaisir est le moyen développé au cours de l’évolution de notre espèce, pour nous inciter à manger, à trouver un partenaire sexuel, à se protéger du froid, etc.

La récompense et la punition

Le S.A.A. s’oppose au système inhibiteur de l’action (SIA). Ce système s’enclenche en cas d’inefficacité de notre action, qui correspond à un profond sentiment d’impuissance soit« je ne peux pas interagir avec mon environnement, car ceci est « faux » pour Moi mais je ne parviens pas à agir donc je ne bouge plus, je me prostre, me replie ».
Le S.I.A. a été utile dans l’évolution et de manière très ponctuelle, dans les situations où toute action est susceptible d’empirer la situation. Lorsque l’humain perçoit que la lutte ou la fuite sont impossibles, il se contente de la soumission et l’acceptation, passive, et à contrecœur, afin de maintenir autant que faire se peut le statu quo.
Dans notre société moderne où la compétitivité est érigée au rang de dogme, de nombreuses personnes vivent dans l’appréhension de la « punition » : peur du chômage, peur de ne pas avoir la promotion, peur de ne pas pouvoir payer les factures à la fin du mois, peur de dire au chef de vente nos petits résultats, etc. Dans ce genre de cas, la personne n’a plus l’impression d’avoir de choix et sombre dans l’inhibition chronique. De nombreuses conséquences pathologiques sont à déplorer lors d’un surfonctionnement du SIA, par exemple : dépression, maladies psychosomatiques, ulcères d’estomac, hypertension artérielle. À noter également qu’étant donné que le SIA épuise le potentiel de lutte du système immunitaire, des pathologies plus graves peuvent se développer ultérieurement.

Deux systèmes se sont donc développés dans le cerveau pour traiter la récompense et la punition
.
  1.  Le « medial forebrain bundle » (MFB) en anglais qui est le circuit de récompense
  2.  Le « periventricular system (PVS) », qui est le circuit de punition, qui active la fuite ou la lutte

Ces deux systèmes ont pour but de préserver l’homéostasie par l’action et forment ensemble le système activateur de l’action (SAA).



Centres de la récompense et du plaisir

Les principaux centres cérébraux de la récompense sont localisés le long du MFB (medial forebrain bundle, en anglais, le faisceau médian du cortex préfrontal en français). Le MFB est composé de plusieurs centres[i] qui participent tous à la réponse comportementale. Ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus, l’informant de la situation, plaisante en l’occurrence. L’hypothalamus réagit alors sur les fonctions végétatives (parasympathique dans ce cas) et endocriniennes par l’intermédiaire de l’hypophyse, libérant des hormones liées au plaisir.


Centres de la punition

L’action est aussi primordiale lorsqu’un danger nous menace. Nous avons alors deux solutions : la fuite ou la lutte.
Les stimulations déplaisantes et/ou douloureuses qui provoquent la fuite ou la lutte activent les centres de la punition ou PVS. Le PVS est formé de plusieurs centres dont l’hypothalamus, le thalamus et la substance grise centrale ainsi que l’amygdale et l’hippocampe. L’activation du PVS provoque l’activation du système nerveux sympathique et la libération dans l’organisme d’ACTH[ii] et d’adrénaline qui préparent rapidement le corps aux efforts exigés par la fuite ou la lutte
Le système de punition inhibe le système de récompense, ce qui explique que certains régimes politiques ont réussi au cours de l’Histoire à manipuler le peuple par la peur, surtout la peur de la punition. Ceci est également valable dans toute structure sociale : couple, famille, entreprise, etc.
Le MFB et le PVS forment les deux principaux systèmes de motivation de l’être humain. Ils ont pour but assouvir les trois pulsions instinctives, respirer, se nourrir, se reproduire, et d’éviter la douleur.


Centres d’inhibition

Le Pr Henri Laborit a mis en évidence un troisième circuit : le système d’inhibition de l’action (Behavioral Inhibitory System (BIS)). Il est associé au système septo-hippocampal, à l’amygdale et aux noyaux de la base. Ce système est, comme nous l’avons vu, celui qui prend le relais lorsque la lutte ou la fuite ne sont plus possibles, avec des conséquences négatives au niveau physiologique.
Pour prendre un exemple simple, le SIA est le système qui produit l’immobilisme du campagnol survolé, à terrain découvert, par une buse. Ce fonctionnement temporaire lui sauve la vie plus sûrement que la fuite. Par contre, dans le cas où un individu se sent comme le campagnol, lorsqu’il est en relation avec son patron, ses parents ou autres, la situation se gâte. Il perçoit une impossibilité de fuir ou de lutter : s’il le faisait, il en perdrait son emploi, sa place dans la famille, etc. De plus si la situation perdure des mois ou des années, les conséquences pourraient être catastrophiques en termes de santé (voir aussi le sous-chapitre sur le stress) en affaiblissant fortement les capacités du système immunitaire.
Le SIA peut également « s’enclencher » dans le cas où l’individu manque d’information à propos de ce qu’il vit dans le présent : par exemple une personne âgée assise devant un pc dont elle ne comprend pas le fonctionnement ou encore une personne effectuant un voyage dans un pays étranger sans maîtriser ni la langue et ni l’écriture en fonction différente de la sienne. En effet, pour agir efficacement, l’être humain a besoin d'un certain nombre d'informations sur le monde qui lui donnent des possibilités différentes de répondre. Si les apprentissages et expériences antérieures n’apportent pas l’information à l’individu, le SIA prend le dessus sur le SAA. Attention : à l’inverse, l’excès d’information (téléjournal, publicités agressives, etc.) a le même effet. Enfin, l’imaginaire peut produire des scénarios que l’individu redoute de vivre. Dans ce cas lorsque le cauchemar se matérialise sous les yeux de la personne, celle-ci se trouve totalement inhibée.

La psychologie évolutive

La psychologie évolutive, née vers la fin des années 80, examine les comportements humains en tenant compte de la sélection naturelle et de la sélection sexuelle.
Cette approche considère que nos ancêtres apparus il y a environ 2,5 millions d’années, vivaient avec des contraintes environnementales complètement différentes des nôtres en tant que chasseurs cueilleurs : lutter contre le climat, trouver assez de nourriture, s’allier à d’autres pour mieux chasser, trouver un partenaire pour se reproduire et tisser des liens assez fort avec lui pour élever une progéniture, etc.
Cela a eu pour conséquence que les caractéristiques anatomiques et les comportements les plus payants ont été sélectionnés. La psychologie évolutive considère que l’homme moderne est constitué de systèmes cérébraux spécialisés dans la résolution des problèmes de nos ancêtres.
Moralité : notre cerveau n’a pas été sélectionné pour vivre dans l’environnement urbain et technologique actuel. Dans la plupart des fonctions, cela n’a pas de conséquence. Par contre, pour d’autres comme l’activation chronique des différents systèmes d’alarme du cerveau, elles sont désastreuses pour l’organisme.
On peut résumer la psychologie évolutive en cinq principes qui remettent en question le modèle standard des sciences humaines :
1.      Les circuits du cerveau sont sujets à la sélection naturelle, par l’entremise des gènes qui codent les grandes voies nerveuses, et ont évolué pour générer des comportements adaptés aux circonstances environnementales.
2.      Nos circuits neuronaux n'ont pas été sélectionnés pour résoudre tous les types de problèmes, mais seulement ceux qui ont affecté la reproduction de nos ancêtres depuis des millions d’années
3.      La plus grande partie de ce qui se passe dans notre cerveau se fait inconsciemment de sorte que bien des choses qui nous paraissent faciles, reconnaître un visage, courir… nécessitent des opérations et des circuits neuronaux extrêmement complexes
4.      Des circuits neuronaux différents sont spécialisés pour résoudre des problèmes adaptatifs différents
5.      Le cerveau de l’homme moderne est en réalité adapté à l'âge de pierre.

Choisir de changer de comportement

Les systèmes que nous venons de découvrir sont essentiels à la survie de l’être humain. La recherche du bien-être a pour but de parvenir à la satisfaction de ses besoins intérieurs. La douleur ou des sentiments comme la peur ou l’angoisse déclenchent la fuite ou la lutte et permettent  de protéger le corps d’un danger. Ces systèmes sont le fruit de l’adaptation magnifique du corps humain à son environnement.
Alors que la sensation de plaisir stimule l’approche, la douleur stimule la fuite ou l’attaque. Et lorsqu’il n’y a pas le choix de s’enfuir ou de lutter, l’être humain se fige. Les expériences acquises au cours de la vie en général,  les comportements issus de l’éducation ou innés dus à l’espèce sont autant de « références sensorielles stockées » intérieurement et qui nous permettent, très subjectivement, de déterminer ce qui est « bon ou mauvais », en fonction de notre histoire de vie.
Comprendre ces trois systèmes est un outil qui permet à celui qui cherche de comprendre son fonctionnement intérieur. Cette connaissance lui permet de réfléchir au lieu de réagir comme un « automate-perroquet » et de changer de comportement en reprenant le contrôle de sa vie. Car tant que l’Homme ne comprend pas cela, il est l’esclave de la satisfaction de ses pulsions.



Exercices pratiques

Je vous suggère de pratiquer l’exercice suivant. Détendez-vous dans un endroit calme et faites un travail d’introspection afin de déterminer :
1.      Bilan de situation :
·        Quels sont les rituels avec lesquels vous interagissez :
o   Avec les membres de votre famille
o   Vos amis
o   Vos collègues de travail
·        Ces rituels sont en fait les différents costumes des rôles que vous tenez dans la vie sociale. Un petit truc : si votre vie était un film, quel serait votre rôle dans le script : le père, la mère, le fils en constante rébellion, l’employé soumis, la fille à papa, le bellâtre musclé, la naïade des îles, etc. Chercher à déterminer votre rôle au-delà des apparences souvent trompeuses.
·        De quelle symbolique votre rôle est-il investi ?
2.      Démissionner des rôles que l’on tient à contrecœur :
·        Quels sont les rôles que vous tenez qui vous posent problème voire qui vous dégoûtent ?
·        Qu’aimeriez-vous vraiment tenir comme rôle ? Quels sont vos désirs et vos idéaux profonds ?
3.      Réinvestir son énergie physique, affective et psychique :
·        Déterminez avec autant de précision que possible, le rôle qui sera dorénavant le vôtre « parce que vous l’avez décidé ainsi ».
·        Visualisez les changements de comportements que vous êtes en train de mettre en place dans des situations de vie.
·        Vivez concrètement les changements prévus chaque seconde de vie qui passe, en étant pleinement conscient de vos actes, vos émotions et vos pensées, qui tels trois faisceaux d’énergie partent de vous pour converger vers le nouveau rôle déterminé.
Sachez respecter l’autre et laissez-le vivre,  sans pour autant lui laisser le droit de décider pour vous. Ne perdez pas de l’esprit et du cœur, les buts que vous poursuivez. Si on vous propose une route, regardez le panneau indicateur, afin de déterminer si ce chemin vous rapproche ou au contraire vous éloigne de vos buts.

(1): Article extrait du livre




                                                                                     Jean-Christian Balmat




[i] Les centres composant le MFB sont : l’aire tegmentale ventrale (ATV), le noyau accumbens, comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus
[ii] L’hormone corticotrope, ou adrénocorticotrophine (ACTH), est une hormone polypeptidique, principalement sécrétée par les cellules basophiles du lobe antérieur de l’hypophyse et qui stimule la glande corticosurrénale.

jeudi 16 juin 2016

S’aimer assez pour tout se pardonner (1)

L’étape suivante consiste à avoir conscience de toutes ses pensées et émotions et peut a priori sembler insurmontable. Nous pouvons y parvenir si nous avons le courage d’avoir un œil sur nous-mêmes, un regard objectif. Il n’est pas là question en effet de fuir ses vraies pensées et émotions dans le cas où elles ne sont pas en conformité avec la norme de notre environnement.

Il est question de s’aimer assez pour tout se pardonner[i] afin de faire un exact bilan personnel, une honnête évaluation de ses actes par soi-même. Évaluation n’est pas procès. Il est question de savoir comment votre Ciel, votre esprit, règne sur votre Terre, votre corps afin de savoir quelles sont vos réelles opinions sur chaque chose composant le monde.

Parvenir à dégager notre esprit et notre affect de notre famille, de nos amis, de nos collègues, demande du temps. Cette émancipation nécessite que l’on se fasse assez confiance pour subvenir seul à ses besoins, sans dépendance psychoaffective envers nos proches. S’émanciper, c’est couper tous ses liens, ses cordons ombilicaux, matérialisant des relations basées sur la dépendance, la conditionnalité, toutes ces attaches en résumé qui empêchent de pleinement exister dans ce qui est juste pour chacun. Ne plus être l’objet des projections des autres, tout en leur rendant leur propre liberté, c’est devenir adulte. Il peut sembler que cela ne génère que la solitude, cependant, bien au contraire, la démarche honnête de chercher pleinement à exister dans le respect de soi et des autres permet à nos proches de vivre le même bonheur. Dans ces conditions, des liens de partage se créent.

Oser manifester la spécificité de sa personnalité glorifiée, débarrassée de son ego, est juste et bon. C’est grâce à l’unicité de chacun que la Vie peut se manifester dans ses plus belles facettes. Nos actes sont nos créations, nos œuvres d’art qui ont potentiellement la capacité de changer le Monde. L’Histoire de l’Homme est pleine d’êtres humains extraordinaires, qui par leur foi en leur unicité magnifiée, ont mieux que quiconque repoussé les limites de l’Homme.

Du moment que nous nous acceptons dans notre essence, nous pouvons commencer à utiliser totalement nos deux hémisphères afin qu’au milieu apparaisse notre propre voie, fruit de notre « intelligence émotionnelle ».

Lorsque l’Homme vit intérieurement en paix avec sa conscience, qu’il s’est unifiée en tolérant de mettre sous un même toit tous ses paradoxes, ses extrêmes, ses contradictions, il sait qu’il peut suivre ce que son cœur lui murmure.

                           Jean-Christian Balmat





                                                                                     Jean-Christian Balmat


1. Article extrait du livre 


[i] Attention : se pardonner ne veut pas dire oublier ! Devoir se pardonner implique une faute envers soi ou les autres, ce qui implique une dette karmique devant tôt ou tard être payée.

mardi 31 mai 2016

Le Tao, la Voie : Le pont qui relie Moi égoïste au Soi Divin[i]

La voie ou le Tao est le chemin qui relie l’Homme-Matériel à l’Homme-Spirituel. Elle est la route édifiée par l’être humain en recherche de vérité. Elle se déroule sous ses pas, construite par et grâce aux sacrifices dont le plus grand et le dernier s’appelle renonciation (crucifixion). À mesure que l’homme consacre toute son énergie à sa vie spirituelle, il doit consentir à renoncer à l’illusion de la matière au profit de la pure vérité spirituelle.

Lorsque l’on admet le principe des réincarnations, ce processus de construction consciente se déroule sur un nombre considérable d’incarnations (plusieurs centaines) sur une période de temps qui, à l’échelle humaine, donne le vertige. Mais, pour autant que l’on décide d’accréditer ce qui précède, ce temps est donné à l’homme pour expérimenter et changer peu à peu à mesure qu’il acquiert de l’expérience.


Dans ce domaine, on entend parfois parler de l’ « Antahkarana[ii] ». Il s’agit de la voie ou du pont entre le « mental inférieur » et le mental supérieur (pour plus de précision, je vous renvoie au « Principe Neuf » sous-chapitre des « Douze Principes Universels ») comme décrit ci-dessus. Ce symbole (ou plus exactement un Yantra[iii] formé de trois 7) est très puissant et fut utilisé dans le cadre thérapeutique en Chine et au Tibet. Les impressions récoltées par la personnalité (quatre corps inférieurs) peuvent être assimilées par le Soi Divin immortel et ainsi perdurer par-delà la mort et être acquises en tant qu’expérience de l’Âme.


                                                                                     Jean-Christian Balmat




[i] Extrait du livre « Le Shiatsu Holistique®, l’autre façon d’appréhender la Santé » disponible sur Amazon.com
[ii] Je suggère à ce sujet les excellents ouvrages de Mme Alice Ann Bailey aux éditions Lucy Trust.
[iii] Le Yantra est un support graphique issu de la tradition hindoue, puis emprunté par le bouddhisme, (on parle alors de mandalas), et le taoïsme. Note extraite de Wikipédia

mardi 1 décembre 2015

Massage assis en entreprise ou lors de vos événements




  

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jeudi 3 septembre 2015

Le Pouvoir de notre Champ de Prière[i]

Nos pensées et nos émotions créent autour de nous un champ de prière, un champ de force. Ce champ influe sur notre environnement direct selon que la nature de notre dialogue intérieur soit positive ou négative.
La manière la plus directe de l’exprimer est de dire que nous sommes ce que nous pensons.
Peu à peu dans l’Histoire, l’Humanité a découvert qu’elle pouvait influencer son environnement.
La science l’a abondamment prouvé dans la matière. L’Homme sait depuis longtemps qu’il peut manipuler, transformer, extraire, allier les composants pour en faire ce qu’il veut.
Mais la science tarde à admettre que nous créons également dans d’autres plans de conscience :
·        au niveau énergétique (plan éthérique) : nous nourrissons ou affaiblissons chaque entité qui croise notre route.
·        au niveau émotionnel (plan astral) : nous éprouvons des émotions qui libèrent ou au contraire inhibent notre potentiel. Nous sommes attirés ou repoussés par tout ce qui croise notre route: archétypes, idées et pensées, émotions, êtres humains, animaux, végétaux, minéraux, objets manufacturés, etc. L’attraction ou la répulsion que nous éprouvons a toujours été comparée au flux et reflux de l’océan qui, lorsqu’il est trop fort, fait chavirer notre bateau. Marcher sur l’eau, écarter la mer signifie alors dans les textes anciens que l’astral est maîtrisé.
·        au niveau psychique (plan mental) : nous créons notre énergie, son niveau vibratoire étant lié à la qualité de nos pensées.
Lorsque nous prenons conscience de notre aspect de créateur d’énergie, nous apprenons à découvrir à quel point nous créons en tout point la vie que nous menons.
Lorsque le dieu qui sommeille en nous s’éveille, il se relie tout naturellement à sa contrepartie extérieure, Dieu, la Source. Rien n’est trop beau pour ceux qui croient en leur nature profonde. Les tempêtes qui se déchaînent sur l’océan ayant été calmées, nous bénéficions enfin d’une mer d’huile. Cause de nos pertes passées, l’émotionnel pacifié devient le substrat à partir duquel l’esprit s’élève dans l’Esprit. Tous les maîtres que nous avons suivis dans l’Histoire ne sont là que pour stimuler en nous le Maître Intérieur, le Chakra Sacré, dont le mot-clé est « je me relie ». Ce centre du psychisme s’active pleinement lorsque nous prenons toute la mesure de notre pouvoir créateur et que nous l’utilisons positivement.
Depuis 21 ans, je rencontre fréquemment des personnes qui sont plus que dubitatives quant au réel bénéfice de devenir meilleur, d’aller dans le bien. Certaines doutent de la réalité du monde spirituel, d’autres se basent sur l’Histoire pour étayer leur argumentation dont le fond est que « le pouvoir est au plus fort ». Celui qui se spiritualise le fait par ses propres moyens et au travers de ses propres motifs, convictions et motivations. Si vous décidez de le faire, faites-le pour vous avec une motivation s’élevant de l’intérieur et non encouragé de l’extérieur, parce que, dans ce dernier cas, des désillusions vous attendent.
Il est important de retenir que notre champ de prière est simplement le champ d’influence dans lequel, souvent inconsciemment, se réalise l’objet de nos pensées, nos désirs, nos envies, nos peurs, nos angoisses. Notre monde subjectif est ce que nous pensons qu’il est. Nombreux parmi nous sont ceux qui peinent à croire en cette notion, car ils autoévaluent leur vie négativement.
Pour ceux que le terme « champ de prière » rebute, disons que nous pourrions parler aussi du subconscient, cette bande sur laquelle toute notre vie a été enregistrée dans les moindres détails, incluant également l’aspect psychoaffectif des choses. De lui dépend directement notre façon subjective de voir la vie. Celle-ci diffère du tout au tout d’un être humain à l’autre. Chacun a le pouvoir de travailler sur sa perception si celle-ci est de nature négative ou si elle lui induit des a priori négatifs dans le présent.
Savoir déceler dans notre tête et notre cœur les blessures du passé puis les soigner nous permet de retrouver tout notre potentiel dans le présent.
Chasser le négatif de notre cœur par le positif que nous choisissons de rayonner nous permet de bénir ce qui fût maudit. Rayonner l’amour, la paix et la compassion dans le silence change tout en nous et autour de nous.


                                                                                     Jean-Christian Balmat, Shiatsu Holistique®




                                                                                     Jean-Christian Balmat




[i] Extrait du livre 

jeudi 27 novembre 2014

Aspect psychoaffectif des Cinq Éléments[1]

Les Cinq Tendances Comportementales

Liées aux cinq organes yin ou aux cinq loges énergétiques dirigées par les organes yin, cinq grandes tendances traditionnelles du comportement sont observables :
·         tendance à la colère ou à l’emportement
·         tendance à l’excès de joie ou d’émotion
·         tendance à l’effet de réflexion ou de soucis
·         tendance à la tristesse, au découragement
·         tendance à la crainte et à la peur

Ces cinq tendances ne se manifestent qu’en cas d’agression, fatigue extrême de l’organe correspondant. Basez-vous sur le 1er tableau ci-dessus pour retrouver la fonction à l’état neutre de l’organe.

Ces 5 émotions de même que leurs contraires sont liés aux 5 Éléments et aux 5 organes.
Elles traduisent l’hyperactivité/hypoactivité de l’organe correspondant. Il s’agit ici de manifestations comportementales pathologiques.

Les Cinq Entités Psychiques

Les entités psychiques peuvent être considérées comme la force de psychisme particulier inhérente à chaque organe.
L’énergie Jing du cœur porte le nom de CHENN, celle de la rate-pancréas est le I, les poumons génèrent le PRÔ, les reins le TCHRE et le foie le ROUN.
Avant de les étudier séparément, il convient de les intégrer dans le cycle de la vie.
L’embryon se structure selon un principe directeur dont la Rate (I) est le centre. La Rate n’apparaît pas, mais elle présuppose la forme future de l’individu (archétype). Les Reins (TCHRE) se forment, puis le Cœur (CHENN), puis les Poumons (PRO) et enfin le Foie (ROUN). Au terme de ce cycle évolutif, la Rate (I) prend sa forme définitive. À ce stade, l’être a acquis sa structure énergétique de base.


Le Chenn

Le CHENN est reçu à la conception. Il est inséparable de l’énergie ancestrale. Inactif pendant la gestation, il s’active à la naissance lors de l’indépendance énergétique du nouveau-né par rapport à sa mère et ne cesse ensuite de s’informer.
Cette quête d’information va être conditionnée par l’environnement lui-même d’une part et par les possibilités, les capacités relationnelles de ce nouvel organisme avec son environnement d’autre part.
Ces virtualités sont, elles aussi, fonction d’une part de la structure énergétique héréditairement transmise et d’autre part du type d’activités, des stimuli que l’individu rencontre. Les possibilités du CHENN sont donc différentes selon les individus.
Le CHENN appartient au domaine de l’acquis.
Le CHENN possède deux rôles : un rôle propre et un rôle de coordinateur, de régulateur des autres JING. Tout lui est lié. Il représente l’intelligence globale, la synthèse du passé. Il compile les informations reçues des quatre autres éléments et décide de l’action ou de la non-action. De ce fait, il exerce constamment son influence sur les autres entités dont il est en quelque sorte le chef d’orchestre. Il symbolise la sagesse, l’amour, l’amour divin, le spirituel.
Le CHENN a son logis dans le cœur, le bon fonctionnement de celui-ci est indispensable à une vie psychique équilibrée.
L’excès pathologique de CHENN engendre la joie, il y a surexcitation mentale et cela brûle les liquides et nuit au cœur. S’il y a carence, le sujet est abattu, sans émotion, apathique.


Le I

Le I loge dans la rate. Il représente la mémoire, plus particulièrement la répétition des images conscientes. Il permet donc la réflexion, la « digestion des idées reçues », et aide l’individu à augmenter le stock de ses informations, à mémoriser. Il est aussi lié à la concentration.
Il est le siège de l’intelligence qui permet à l’être humain d’appréhender son environnement afin d’établir les relations sociales nécessaires à la vie. Le I emploie comme référence par défaut dans le domaine relationnel les relations avec les parents (et les archétypes qu’ils représentent) dans la petite enfance.
Sans travail introspectif, le I reproduit automatiquement dans le corps les mouvements appris dans le passé et les schémas relationnels familiaux au niveau psychoaffectif.
Il est du domaine de l’acquis.
La plénitude de I entraîne des obsessions envers le passé, des idées fixes, la tendance à la routine, les manies, la rigidité mentale, l’exagération des préoccupations.
Le vide fait apparaître la perte de mémoire, l’oubli, le mauvais travail intellectuel, la paresse...


Le Pro
Son logis se trouve dans les poumons. C’est l’instance instinctive de l’être humain responsable de toutes les actions réflexes faites sans réflexion préalable. Il se manifeste par les pulsions-répulsions.
Le PRO représente le programme de la cellule, l’intelligence de la matière. La programmation des organes des sens lui appartient. On parle ici de mémoire cellulaire ou de mémoire du futur. Le PRO préside à des comportements ancestraux inscrits génétiquement dans la structure de l’individu et qui se manifestent chaque fois que l’organisme est soumis à un certain type de rapport avec l’environnement. Il est lié à l’instinct de conservation.
Il entre pour une bonne part dans la faculté de détruire le futur du passé. Il est du domaine de l’héréditaire.
Le PRO est la dernière entité à disparaître à la mort.
Un excès de PRO engendre la crainte, la tristesse, les gémissements, l’atermoiement, le pessimisme. Un vide fait apparaître le désintérêt, la perte de l’instinct de conservation, la tendance au suicide...


Le Tchre

Le TCHRE loge dans les reins. Il représente l’intention, la volonté, l’esprit de décision, le courage, la faculté de réalisation. C’est la puissance énergétique nécessaire à la réalisation d’un désir.
Chez les vieillards, l’énergie des reins est épuisée, par contre le I est renforcé, la mémoire du passé est accrue.
Le TCHRE est du domaine de l’acquis.
En excès, il se manifeste par la témérité, l’autoritarisme, l’obstination. Le vide fait apparaître l’indécision, les complexes d’infériorité, les comportements antisociaux, la peur viscérale, à ne pas confondre avec la peur provoquée par une émotion soudaine et qui relève du CHENN.


Le Roun

Le ROUN loge dans le foie et possède la mémoire inconsciente des “ ordres-défenses “ héréditaires. Il possède également celle des “ ordres-défenses “ de l’environnement. Cette dernière mémoire est consciente dans la toute petite enfance puis devient en partie inconsciente avec l’âge.
Le ROUN relève du domaine de l’héréditaire. Il représente l’imagination, l’élimination du passé, le désir et se manifeste par la violence, la jalousie.
Lorsqu’il y a trop grande plénitude de Roun, une tendance à la colère, à l’irascibilité, à l’irritation, à l’agressivité apparaît. Le somnambulisme peut par ailleurs y être lié. Au vide correspond l’absence de courage, la timidité, le manque de vitalité, le manque d’imagination




                                                                                     Jean-Christian Balmat





[1] Extrait du livre 

S’aimer assez pour tout se pardonner[1]

L’étape suivante consiste à avoir conscience de toutes ses pensées et émotions et peut a priori sembler insurmontable. Nous pouvons y parvenir si nous avons le courage d’avoir un œil sur nous-mêmes, un regard objectif. Il n’est pas là question en effet de fuir ses vraies pensées et émotions dans le cas où elles ne sont pas conformes avec la norme de notre environnement.
Il est question de s’aimer assez pour tout se pardonner[i] afin de faire un vrai bilan personnel, une honnête évaluation de ses actes par soi-même. Évaluation n’est pas procès. Il est question de savoir comment votre Ciel, votre esprit, règne sur votre Terre, votre corps afin de savoir quelles sont vos réelles opinions sur chaque chose composant le monde.
Parvenir à dégager notre esprit et notre affect de notre famille, de nos amis, de nos collègues, demande du temps. Cette émancipation nécessite que l’on se fasse assez confiance pour subvenir seul à ses besoins, sans dépendance psychoaffective envers nos proches. S’émanciper, c’est couper tous ses liens, ses cordons ombilicaux, matérialisant des relations basées sur la dépendance, la conditionnalité, toutes ces attaches en résumé qui empêchent de pleinement exister dans ce qui est juste pour chacun. Ne plus être l’objet des projections des autres, tout en leur rendant leur propre liberté c’est devenir adulte. Il peut sembler que cela ne génère que la solitude cependant, bien au contraire, la démarche honnête de chercher pleinement à exister dans le respect de soi et des autres permet à nos proches de vivre le même bonheur. Dans ces conditions, des liens de partage se créent.
Oser manifester la spécificité de sa personnalité glorifiée, débarrassée de son ego, est juste et bon. C’est grâce à l’unicité de chacun que la Vie peut se manifester dans ses plus belles facettes. Nos actes sont nos créations, nos œuvres d’art qui ont potentiellement la capacité de changer le Monde. L’Histoire de l’Homme est pleine d’êtres humains extraordinaires, qui par leur foi en leur unicité magnifiée ont mieux que quiconque repoussé les limites de l’Homme.
Du moment que nous nous acceptons dans notre essence, nous pouvons commencer à utiliser pleinement nos deux hémisphères afin qu’au milieu apparaisse notre propre voie, fruit de notre « intelligence émotionnelle ».
Lorsque l’Homme vit intérieurement en paix avec sa conscience, qu’il s’est unifiée en tolérant de mettre sous un même toit tous ses paradoxes, ses extrêmes, ses contradictions, il sait qu’il peut suivre ce que son cœur lui murmure.



                                                                                     Jean-Christian Balmat






[1] Extrait du livre « Le Shiatsu Holistique®, l’autre façon d’appréhender la Santé », Tome 1 disponible en version papier sur Createspace ou Amazon et en version électronique sur Kindl. 1ère réédition de nov. 2014 = texte identique mais env, - 20% de pages et prix réduit en conséquence!



[i] Attention : se pardonner ne veut pas dire oublier! Devoir se pardonner implique une faute envers soi ou les autres, ce qui implique une dette karmique devant tôt ou tard être payée.